SIDOINE APOLLINAIRE
EXTRAIT DE auvergne.fr.la région juste et grande.
Préfet, sénateur, évêque, écrivain avant d’être canonisé par l’Eglise catholique, Sidoine Apollinaire cumula toutes ces fonctions au dernier siècle de l’Empire Romain, à l’époque dite du « Bas-Empire », lorsque les « invasions barbares » secouaient régulièrement la « pax romana » établie depuis de si longtemps.
Le Préfet et l’Évêque du Bas-Empire romain
Né à Lugdunum (Lyon) en 430 de notre ère, Sidoine Apollinaire était issu d’une famille de notables gallo-romains. Son père, d’Apollinaire III, fut Préfet du Prétoire des Gaules (une sorte de « haut fonctionnaire à la tête d’un groupe de provinces).
Grâce à cette influence, Sidoine Apollinaire entra par mariage dans la puissante famille gallo-romaine des Avits en épousant Papianille. Cette dernière n’était autre que la fille du futur empereur Eparchus Avitus (empereur de Rome durant 15 mois à peine, de 455 à 456 après JC), lui-même originaire d’Auvergne puisque son domaine se situait sur l’actuelle commune d’Aydat.
Même si son beau-père fut déposé par un coup d’Etat qui aboutit au règne de l’empereur Majorien, malgré ce, Sidoine Apollinaire, déjà un grand poète reconnu, conserva son influence et, en 468, il fut nommé Préfet de Rome puis évêque d’Auvergne en 471. A l’époque, la fonction d’évêque revêtait également une mission administrative et diplomatique ; ce qui induit l’importance de la charge.
Dans les années 470, Sidoine Apollinaire appela son peuple à résister aux troupes wisigothes du roi Euric, jadis allié de Rome et désormais son ennemi. Rappelons en effet qu’au Vème siècle, l’Empire romain avait déjà commencé sa décadence et sa chute finale était proche. La ville d’Augustonemetum (Clermont-Ferrand à l’époque gallo-romaine) étant tombée aux mains des Wisigoths en 475, Sidoine Apollinaire passa deux ans dans les geôles du château de Livianne près de Carcassonne.
A partir de cette date, l’Arvernie ou Arvernis, l’ancien nom de la province d’Auvergne, fut cédée aux Wisigoths par l’empereur romain Julius Nepos (qui régna de 474 – 475). Malgré son statut de prisonnier, Sidoine Apollinaire continua cependant d’agir au service des peuples du pays Arverne en intercédant auprès du roi wisigoth Euric pour que soient préservés les rites religieux alors en vigueur.
Il décède à Clermont en 488 ou 489. Enterré dans l’église de Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme), ses restes sont transférés dans l’église Saint-Genès à Clermont-Ferrand avant d’être dispersés lors de la destruction de l’édifice sous la Révolution Française.
Un homme de lettres
Cumulant des fonctions politiques importantes, l’évêque d’Auvergne était également écrivain. Il laisse 16 ouvrages parmi lesquels des poèmes, dont les Panégyriques des empereurs romains Avitus, Majorien et Anthémius et des lettres adressées à des aristocrates gallo-romains.
Ses poèmes et ses lettres demeurent une des principales sources romaines du Ve siècle et un témoignage unique sur les derniers temps de la poésie latine classique. Son œuvre explicite également les changements d’un monde en mutation, ni tout à fait romain, ni tout à fait médiéval.
Poète raffiné, Sidoine Apollinaire demeure profondément attaché à l’ancienne culture romaine. Défenseur de la culture latine, il a été influencé par les grands auteurs romains comme Ovide et Virgile.
La foi chrétienne n’a que peu d’influence sur sa production littéraire et sur son engagement politique. Assez peu concerné par les questions religieuses, chose rare parmi les intellectuels du Bas-Empire romain, sa qualité d’évêque ne doit pas induire en erreur : Sidoine n’est en rien comparable aux Pères de l’Église catholique des IVe et Ve siècles.
Ses écrits ont été édités dans la série latine des Belles lettres – Collections des Universités de France.
Son fils Sidoine fut également sénateur et combattit les Francs à la tête des Arvernes.
Une lignée de notables gallo-romains qui, par son engagement, a contribué à façonner l’Auvergne moderne. Aujourd’hui, de nombreuses rues d’Auvergne et un lycée de Clermont portent son nom.
Une rue de Lyon porte également son nom.
Extrait de rues de Lyon 2008
La rue Sidoine Apollinaire commence rue Marietton, à la limite d’Ecully, non loin de l’embranchement du boulevard de la Duchère. Elle traverse la plaine de Gorge de Loup puis monte en direction de Saint Just pour arriver rue Barthélemy Buyer. Les bus 3, 19 et 66 y passent, il y a une station vélo V.
Le croisement avec la rue Guérin donne accès à une bretelle d’autoroute pour aller sous le tunnel de Fourvière. Un pont réservé aux bus leurs permet de rejoindre la bretelle de sortie en direction de Ménival.
On y trouve
La piscine est le bassin de dimensions olympiques de Lyon, elle abrite les clubs Lyon plongeon et Aqua synchro Lyon. A coté, le stade Gilbert Vigne a des terrains de foot, hand, basket et roller.
Le groupe spéléologique Vulcain est au 36.
Les compagnons du devoir sont au 53.
La Croix Rouge a un local.
La cour du n°6 a huit associations et sociétés.
L’association Firmament club 9 est en face.
Au 11, le restaurant propose des plats typiques des pays de l’Europe de l’Est.
L???Hôtel des ventes de Lyon 9.
Une cave à vins, deux bars, un médecin.
Deux marchands de matériaux dont MGR avec une belle diligence, enseigne des fiacres Feillet.
Le potager de la Cressonnière fait partie des espaces verts de la ville, il réalise de la culture maraichère ouvert le matin derrière la piscine.
Le grand Lyon a un dépôt de sable, et une déchetterie.
Une école de mécanique et une du CNED.
Cinq garages auto et cinq sociétés.
Le journal Lyon Mag est au 113.
La Vallonnière a une école maternelle et un jardin public avec des tables de tennis, des jeux d’enfants et des panneaux de basket.
Le supermarché fait l’angle avec la rue Barthélemy Buyer.
Écrivain, évêque de Clermont (✝ 486)
extrait de Nominis Eglise catholique de France
ou Caius Sollius Modestus Apollinaris Sidonius.
Évêque de Clermont. Il est le dernier écrivain romain classique. Né à Lyon, il avait une statue sur le Forum de Rome dont il fut le préfet. Il était également le poète officiel de la cour impériale. Il connut huit empereurs, mais aucun ne l’entraîna dans sa disgrâce car il savait s’engager et se dégager. Après l’assassinat de l’empereur Majorien, il se retire prudemment dans son domaine d’Auvergne avec sa femme et ses deux fils, chassant pêchant, écrivant des poèmes. Ce furent les cinq plus belles années de sa vie. Mais tout changea quand les Wisigoths se ruèrent sur Clermont dont il était devenu à la fois gouverneur et évêque. Le siège dura quatre ans et, lui, le raffiné, dut manger des chats et ensuite s’entendre « avec ces géants grossiers dont l’haleine pue l’ail et l’oignon des ragoûts qu’ils mangent dès le matin. » Il est un pasteur exemplaire, donne son mobilier que sa femme rachète sur le marché, ce qui permet à saint Sidoine de les donner à nouveau. Les souffrances et la tristesse le font mourir prématurément.
À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D’une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d’âme, il s’opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.
Martyrologe romain
