COMPTOIR DES EPICURIENS LE SAMEDI 18 OCTOBRE
10 avenue Georges Clemenceau 69160 TASSIN LA DEMI LUNE
VINS D’AUVERGNE
VINS VOLCANIQUES
à consommer avec modération
Lyon . Jardin des curiosités
Extrait de enpaysgentiane le blog -EKLABLOG
Chaque année au mois de juillet, depuis 2009, le Comité des fêtes du village de Cheylade organise la Fête des poulacres, une manifestation culinaire qui rencontre un vrai succès. Mais alors, quel est donc ce curieux mets ? Est-il typiquement cantalien ou bien originaire d’ailleurs ?
Une référence à la Pologne
D »après François Juillard, qui a prêté sa plume pour le second numéro des Cahiers de Valrhue*, le poulacre ne serait en fait pas originaire de la vallée de la Petite Rhue mais de la vallée voisine de la Santoire et plus précisément de Lavigerie.
Le terme « poulacre » serait une dérivation du terme « polaks », désignant les Polonais. Jadis, les habitants du village de Dienne appelaient le secteur de Lavigerie « la Polona di Dienna » (la Pologne de Dienne). Non pas que des Polonais seraient venus habiter la partie haute de la vallée mais car celle-ci, située au pied du Peyre Arse et du col de Cabre, était un secteur très isolé et très enneigé en hiver et que cela rappelait un peu le climat et l’ambiance des pays de l’Est et en particulier de la Pologne.
Bref, il s’agirait d’une dénomination plutôt péjorative des gens du fond de la vallée vis-à-vis de ceux vivant dans la partie élevée.
Un plat à base de mouton
Le poulacre est un aliment confectionné à partir d’abats de moutons et ce secteur se prêtait particulièrement à l’élevage de l’animal. L’utilisation de ces abats pour faire des poulacres s’entend parfaitement, à une époque où l’on cherchait à tout utiliser dans l’animal et à gaspiller le moins possible.
Peut-être avez-vous une autre version ? Celle-ci tient en tout cas la route !
LE PARLER LYONNAIS (Salut Public 15 septembre 1895)
J’ai feuilleté, cas jours-ci, une fois de plus le Littré de la Grand’Côte, de Nizier du Paitspelu, (M. Clair Tisseur) ; ce dictionnaire est décidément un véritable Thésaurus pour les Lyonnais curieux de connaitre les mots, les expressions, les tournures de phrases,les termes de comparaison, les anecdotes,les dictons et, les intonations, —j’allais dire l’accent— dont se compose l’ancien langage de notre cité. Le parler lyonnais, à vrai dire,n’est point exclusif à Lyon, il s’étend à toute l’ancienne province du Lyonnais,et la parler genevois lui doit beaucoup Jean-JacquesRousseau, en dépit de la magie de son style,n’est pas toujours exempt d’expressions genevoises,cousines et parfois sœurs jumelles de celles employées chez nous. Il ne serait pas impossible non plus d’en relever quelques unes dans d’autres illustre? écrivains franco-genevois, tels que MM. Marc Monnier,l’éminent doyen de la Faculté des lettres de Genève, et Victor Cherbuliez, ce dernier de l’Académie française.Si le pur lyonnais est beaucoup moins parlé pendant ce dernier quart de siècle que durant la première moitié, il n’en est pas moins suffisamment en vigueur pour que de nos jours, soit à Tours, soit à Paris, soit à Rouen, un habitant de Lyon, même lettré, soit vite reconnu. J’ai souvenance d’un docte professeur de la Faculté de Lyon, correspondant de l’ Institut,n’ayant guère pourtant les intonations des anciens canuts de Saint- Georges ou de ceux de la Croix-Rousse, et qui fut très dépité de s’entendre dire lors de son premier voyage à Paris : « Vous êtes de Lyon, monsieur?— Oui, répondit-il, et je pense qu’il n’y a point de déshonneur à cela? — Tant s’en faut, répliqua son interlocuteur, mais pour être moins fort, Lyon n’en a pas moins son accent, comme Marseille, Bordeaux ou Saint Flour ont le leur ? » — On pourrait ajouter que Paris, le Berry, la Normandie, la Franche-Comté et mêmes autres régions ont aussi leur accent et des prononciations défectueuses. Mais bref là-dessus. Le seul fait de réclamer aux préposés aux bagages et aux porteurs de colis dans une gare quelconque de Paris sa ou ses malles en prononçant la mot comme mâle,masculin de femelle, fait connaître immédiatement nos compatriotes : Témoins ces trois jeunes Lyonnaises de aristocratie la plus pure, qui, parlant d’un voyage en Suisse, en vantaient las charmes, qui eussent été plus grands encore, disent-elles, sans six malles dont elles n’avaient pu se passer durant toutes leurs pérégrinations.«—Ohl schoking, mesdemoiselles»,répondit un jeune clubman parisien qui prenait-part à la conversation. — Si elles eussent donné à malle la même intonation qu’à malléable, par exemple, elles n’auraient point suscité la réflexion du gentleman. Alphonse Daudet a parié en termes excellents de l’accent trainard du Lyonnais. (C’est ionnais qu’il faudrait écrire.) Cet accent trainard est celui de l’acteur qui jadis-. à Saint-Georges ou dans l’Allée de l’Argue, faisait parler la poupée représentant Guignol. Daudet omet, je crois, de parler de l’accent ampoulé et renforcé qui fait longues,très longues, toutes les voyelles et qui ne s’offusque aucunement de supprimer telle et telle syllabe. Cet accent est celui de l’ami Gnafron, cousin et ami de Guignol. Il aurait pu signaler aussi que dans une série Innombrable de mots, l’accent grave est remplacé à Lyon par l’accent aigu. C’est ainsi qu’au lieu de dire fièvre, nièce, pièce,etc., tout bon Lyonnais prononce fièvre,nièce, pièce, etc. — As-tu aimé c’te pièce ? disait un père ouvrier à sa fille qui avait vu pour la première fois un vieux mélodrame. oh vui, papa répondait l’enfant — Eh bien si t’es sage, on t’y reménerâ , vâ. » Voilà un exemple de l’accent faubourien local. Le parler traînard et le remplacement de l’accent grave par l’accent aigu est plutôt le propre du Lyonnais aisé que les intonations aux voyelles démesurément allongées. Celles-ci partent surtout de la bouche de la gent ouvrière.Le parler lyonnais diminue de jour en jour, grâce aux rapports avec Paris, grâce aux écoles où instituteurs et institutrices sont en général étrangers A la région, et aussi au quantum considérable d’habitants nés dans d’autres départements ou en pays étrangers et qui peuplent notre ville .Toutefois, il y avait de quoi faire un beau volume des défectuosités du parler lyonnais, M. Clair Tisseur s’est brillamment acquitté de cette tâche, il y a un an déjà; on ne saurait trop l’en féliciter. Toutefois, il passera de l’eau encore sous les ponts du Rhône et de la Saône avant que certaines anciennes familles lyonnaises dépouillent le vieux parler du terroir.Longtemps encore, A Lyon, les cœurs bien faits se reconnaîtront envers leurs bienfaiteurs, les ménagères reconnaîtront leur linge, on secouera les paillassons sur le carré (terme importé par les Florentins au xv« siècle) et les aliments aliacés et oignacés reprocheront et donneront des retours aux personnes qui les auront absorbés.
S. CASATI-BROCHIER.
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