Benoite Fayolle (elle choisira de se faire appeler Françoise) est née le 2 septembre 1865 au hameau du Fayet , commune d’Auzelle , canton de Cunlhat , dans le Livradois , pas très loin d’Ambert
Ainée de dix filles elle doit quitter sa famille à l adolescence pour Grenoble où elle est embauchée dans une famille bourgeoise. Puis elle rejoint Lyon où elle a trouvé du travail chez un directeur de Compagnie d’assurances . Durant une dizaine d’années elle se forme à la gastronomie lyonnaise.
Ayant choisi de se faire appeler Françoise ,elle épouse Louis Filloux dont le père est propriétaire d’un petit immeuble 73 rue Duqusene au rez de chaussée duquel le jeune couple crée un commerce de marchand de vins avec casse croute et cochonnailles. Très vite l’établissement modeste devient un restaurant fréquenté par la bourgeoisie lyonnaise avec un menu qui a peu varié : « potage velouté aux truffes , quenelles au gratin au beurre d’écrevisse , cul d’artichauts au foie gras , poularde demi-deuil , fromages et desserts.
Ele devint la reine des poulardes .Sa réputation fût internationale et fût à l’origine de celle des mères lyonnaises , dont son apprentie la mère Brazier , qui vont se succéder .
Françoise Fillioux est décédée à Lyon le 22 octobre 1925.
Depuis octobre 2023 un square du sixième arrondissement de Lyon porte son nom.
De nombreux ouvrages et articles lui sont consacrés.
Article paru dans le journal « Le Progrès de la Côte d’Or » le 15 février 1895
Extrait du site
Extrait de AUVERGNE CENTRE FRANCE
Marie Félicie Elisabeth Marvingt, née à Aurillac (Cantal) le 20 février 1875 et morte à Laxou (banlieue de Nancy en Meurthe-et-Moselle) le 14 décembre 1963, surnommée « la fiancée du danger », était une pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du siècle dernier. Licenciée en lettres et parlant sept langues (dont l’espéranto), elle était titulaire de trente-quatre décorations dont la Légion d’honneur et la Croix de guerre avec palmes.
Cette fille du Directeur des Postes de la Ville d’Aurillac pensait que les activités sportives étaient nécessaires pour la santé. Ainsi, elle multiplia les expériences de natation en rivière et en mer, fit de l’alpinisme dans les plus hauts massifs européens, devint championne de tir sportif, se lança dans le cyclisme, fonda une école de ski de descente et passa son brevet de chauffeur automobile dès 1914.
Clemenceau lui demanda d’organiser le ravitaillement à ski et l’évacuation des blessés dans les Dolomites durant la Grande Guerre. Passionnée de vol en ballon et d’aviation, elle obtint son brevet de pilote sphérique en 1901 et fut la troisième femme à posséder un brevet de pilote d’avion en 1910. Persuadée que l’aviation avait un rôle humanitaire à remplir, elle fonda l’aviation sanitaire, sauvant les vies de nombreux soldats durant la Première Guerre Mondiale. Bienfaitrice de l’humanité, Marie Marvingt détint le palmarès inégalé de 17 records sportifs mondiaux et 30 décorations (dont 16 étrangères). Déguisée en homme, elle participa sur le front les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus, notamment dans le 42ème bataillon de chasseurs à pied. Finalement découverte, elle fut renvoyée dans ses foyers. Opiniâtre, elle demanda, et fut autorisée, avec l’aval même du maréchal Foch, à rejoindre le 3ème régiment de chasseurs alpins dans les Dolomites italiennes, et à œuvrer pour l’évacuation et la prise en charge des soldats blessés, en terrain montagnard. Intervenante volontaire pour la Croix-Rouge, elle assuma les fonctions d’infirmière de guerre et d’aide-chirurgicale de campagne.
Elle reçoit la croix de guerre en 1915, après avoir effectué la première opération de bombardement d’une cible militaire en territoire occupé en bombardant une caserne allemande à Metz, faisant d’elle la première femme au monde engagée dans l’aviation militaire et à effectuer des missions de combat aérien. Le 20 février 1955, pour son 80ème anniversaire, Marvingt accompagnée par un officier de l’U.S. Air Force vola au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique américain, le Mc. Donnell F-101 Voodoo, depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières, alors utilisée par l’US Air Force dans le cadre de l’OTAN.
La même année, elle passa enfin son brevet de pilote d’hélicoptères sur un SNCASO SO-1221 Djinn, unique hélicoptère à réaction opérationnel, ayant piloté nombre de voilures tournantes tout au long de sa vie sans jamais en avoir passé le brevet auparavant. En 1961, à l’âge de 86 ans, elle fit la boucle de Nancy à Paris.
À Nancy et dans sa banlieue, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas de Port, un gymnase et un lycée à Tomblaine ainsi qu’un gymnase à Ludres. À Aurillac, une rue, un gymnase et un aéro-club portent son nom. A Issy-les-Moulineaux, ville pionnière de l’aviation, une école maternelle porte son nom. Des rues portent son nom à Reims, à Aurillac et à Strasbourg , à Angers , Issoire , Cébazat , Gerzat , Aulnat etc……
Une salle de la Préfecture de région à Lyon a été baptisée Marie Marvingt.
A Anse (rhône) existe une salle de sports Marie Marvingt.
En 2004, la Poste française a édité un timbre postal en hommage à Marie Marvingt…
Marie Marvingt , la reine de l’air , est citée dans l’excellent ouvrage de Jean Étèvenaux « LES FEMMES DANS LA GRANDE GUERRE Entre consolation et émancipation. éditions du poutan.
L’AUVERGNE à FOURVIÈRE
Du site » Histoire du Québec «
La magnifique ville de Clermont se trouve dans la Municipalité Régionale de Comté de Charlevoix-Est, située dans la région administrative de la Capitale-Nationale et constituée en 1935 (ne pas confondre avec le canton de Clermont situé dans l’Abitibi-Témiscamingue).
La superficie totale de la ville est de 53 kilomètres carrés et sa population n’arrive pas à trois mille habitants (quoiqu’en ce moment, le nombre d’habitants pourrait bien dépasser ce chiffre, car c’est le recensement de 2005 qui a constaté que 2987 Clermontoises et Clermontois résidaient à Clermont).
Clermont appartient à l’unique milieu industriel de Charlevoix, la ville de Clermont doit sa fondation à l’abbé et poète Félix-Antoine Savard, homme d’église et écrivain qui est l’auteur du roman classique de la littérature canadienne-française: Menaud. Maître-Draveur. Il était vicaire dans la paroisse de Saint-Étienne-de-la-Malbaie et il a fondé la ville de Clermont en février 1935. L’Abbé Savard a choisi le nom de Clermont afin de rendre hommage au philosophe Blaise Pascal né dans la ville française de Clermont-Ferrand.
Mais l’histoire de la ville est beaucoup plus ancienne : dès 1800, les premiers colons s’y installent (la région se nommait alors Chute Nairne). Clermont fut un village agricole tout comme bien d’autres villages québécois. Toutefois, au début du XXe siècle, Clermont attire l’attention des entrepreneurs qui remarquent le potentiel hydroélectrique des lieux. En 1900, un barrage y a été construit, ouvrant la porte à un développement industriel.
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Mgr Félix-Antoine Savard est né à Québec. Son enfance s’écoule à Chicoutimi. C’est là qu’il fait ses études secondaires et son cours de théologie. Il aime à passer ses vacances dans la forêt ou sur l’eau à faire du cabotage, du Saguenay à la côte Nord. Il a de fréquents contacts avec les habitants, les bûcherons, les gens de la mer.
Il est ordonné prêtre, le 4 juin 1922, par Son Exc. Mgr M.-T. Labrecque, évêque de Chicoutimi. Tout en accomplissant sa tâche sacerdotale, il se perfectionne dans l’art littéraire: durant son stage de professeur au Séminaire de Chicoutimi (1922-1927), puis durant son ministère paroissial, soit de vicaire (1927-1930), soit de curé-fondateur de Saint-Philipppe de Clermont, comté de Charlevoix (1931-1945), il refait ses humanités en compagnie des classiques grecs, latins, ou de grands poètes français, tels que Mistral, Claudel, Valéry et Péguy.
Voici quelques informations sur le fondateur de la société L’AUVERGNE DE lYON .
Charles , Genest , Eugène TALLON , est le philantrope distingué dont il est question à la« une » du premier numéro de l’Auvergnat de Lyon à la rubrique « notre programme ». (voir ci dessous )
Fondateur et premier président de la société « l’Auvergne de Lyon » , Eugène Tallon est né le 21 mars 1836 à Riom. Il était le fils d’Annet tallon , avocat principalement d’Assises , qui abandonna sa charge lorsqu’il fût élu maire de Riom.
IL se fit inscrire au barreau de Paris où il avait été reçu avocat, fut secrétaire de M. Victor Lefranc de 1857 à 1861, et revint comme avocat dans sa ville natale.
Il a épousé le 12 janvier 1865 Jenny Gabrielle de Peyramont fille d’un conseiller à la Cour de Cassation et sénateur de la Haute-Vienne .
Elu, le 8 février 1871, représentant du Puy-de-Dôme à l’Assemblée nationale, le 7e sur 11, par 47 185 voix (96 000 votants, 170 401 inscrits), il siégea au centre droit, parmi les orléanistes, fut secrétaire de la 2e commission des Trente, prit part à la discussion : - sur la loi municipale, - sur les impôts nouveaux, - sur l’enregistrement.
Il déposa des rapports sur les travaux publics, sur le droit de pétition, sur l’organisation de l’Assistance publique, sur le travail des femmes et des enfants dans les manufactures, fut membre et secrétaire de la réunion Saint-Marc-Girardin, membre de la réunion Féray, signa (24 mai 1873) l’amendement Target qui mit Thiers en minorité, et, en février 1875, dans la discussion des lois constitutionnelles, proposa, sans succès, de former un Sénat de trois cents membres, dont un tiers élu par les conseils généraux, un tiers nommé par l’Assemblée, et un tiers désigné par le président de la République parmi les membres des corps électifs, de l’Institut, et les hauts fonctionnaires.
l a publié plusieurs documents notamment sur Cinq Mars et les origines de la presse sous Richelieu ainsi que des brochures sur la propriété littéraire.
Battu en 1876 il se retire de la vie publique ,démissionne du barreau et entre dans la magistrature comme avocat général à la Cour d’Appel de Lyon .
En 1878 il prononce le discours à l’audience de rentrée de cette Cour : « les anciennes corporations et métiers d’art à Lyon ».
En 1890 il quitte le parquet pour la magistrature assise et devient président de chambre .
Comme l’indique le dictionnaire des Parlementaires français « il ne se désintéressait pas de sa petite patrie auvergnate puisqu’il représenta au Conseil général du Puy de dôme le canton de Manzat de 1871 à 1881 et de 1889 (année de création de la société l’Auvergne de Lyon ) à 1898
Il était chevalier de la légion d’honneur et officier de l’instruction publique
Il est décédé à Lyon le 24 novembre 1902 , sans doute à son domicile 2 rue Laurencin . Il avait perdu son épouse quelques années auparavant. Ses obsèques ont été célébrées à Lyon . Il a été inhumé au cimetière de Riom.
(Sources diverses : notamment Bibliothèque Municipale de Riom , Dictionnaire des parlementaires ,archives dptales et mpales Rhône et Lyon)
Dijon a vu naître Rameau et Paris a consacré sa gloire, mais Clermont l’a accueilli à deux reprises comme organiste de la cathédrale
De 1702 à 1706 et de 1717 à 1722, le compositeur séjourna à Clermont, dont Massillon devint l’évêque en 1917. Lionel de la Laurencie le dépeint sous son dais épiscopal présidant aux offices, tandis que du haut de sa tribune, Rameau déployait les fastes de sa musique. Embauché comme maître de chapelle contractuel, Rameau tenait l’orgue durant les offices et les cérémonies, accordait l’instrument et donnait des cours aux enfants de la maîtrise, trois fonctions imposés qu’il portera plus tard à leur niveau le plus haut en développant sa propre création, ses recherches acoustiques et sa réflexion théorique. Sur cette période, une seule anecdote est parvenue jusqu’à nous. Dans son éloge historique à la séance publique de l’Académie de Dijon, le docteur Hugues Maret raconte comment le jeune et bouillant Rameau, lié par contrat au chapitre de la cathédrale, mais désireux de reprendre sa liberté, s’y prit pour obtenir la résiliation de son bail, en 1706.
Le samedi de la Fête Dieu, il joua à peine le matin et fort mal le soir. « Il avait mis tant d’art dans le mélange des jeux et l’assemblage des dissonances les plus tranchantes que les connaisseurs avouèrent que Rameau seul était capable de jouer aussi désagréablement. » Et Rameau partit, mais il revint quelques années plus tard pour honorer un nouveau contrat, puis il repartit. Cette fois, la gloire l’attendait à Paris. En 1983, Clermont-Ferrand a célébré le tricentenaire de sa naissance en lui consacrant une exposition au musée Bargoin et deux spectacles créés par Musique-Univers (Pygmalion et Dardanus), sous la direction de Jean Louis Jam.
Pour en savoir plus, le lecteur peut consulter « Orphée en Auvergne », édité en 1983, dans la salle Auvergne de la bibliothèque, rue Bardoux.
Extrait du site de la Commune de Chausseterre
Une nouvelle pancarte à la frontière. Cliquer sur la photo.
Le texte ci-dessous est extrait du site familial « groupement forestierdu col de Saint Thomas ».
Il est signé René Barnérias qui faisait partie de la bande à l’origine de cette frontière .Sans doute en était-il même l’un des principaux meneurs avec son frère Maurice dit Nanou.
René , diplômé de l’école d’Horticulture de Versailles , a fait carrière……. dans l’Assurance , en qualité d’Agent général , à Thiers , prenant la succession de son père .
En parallèle Il fit également une carrière politique ; maire de Thiers , Conseiller général ,Conseiller régional , député de la circonscription Thiers-Ambert. .
J’avais partagé des crêpes avec avec lui en février 2011 , au col – versant français – dans sa chaleureuse maison , une huitaine de jours avant sa mort accidentelle en ce même lieu .
Les photographies ont été faites en août 2013 .
ICI COMMENCE L’AUVERGNE, ICI FINIT LA FRANCE
Frontière Franco Auvergnate ou pas ? Non, a écrit le compétent historien régional Jean Canard. Eh bien, il avait raison. Le panneau est devenu célèbre grâce aux médias mais aussi aux touristes qui surenchérissaient à qui mieux mieux quant à l’origine du texte.
Son succès fut tel qu’il fit la joie des collectionneurs qui l’enlevèrent une bonne dizaine de fois. Il a été à chaque fois remis en place.
Son origine date de l’été 1942. C’était l’occupation et si les adultes étaient inquiets, les ados ne l’étaient pas… La preuve…
Une vingtaine d’étudiants de Thiers – parmi eux les 2 frères Maurice (Nanou) et René Barnerias, NdlR – en pique-nique au Col St Thomas trouvèrent un sapin tombé, obstruant en partie la chaussée en terre battue et défoncée par les orages. Le passage ainsi réduit faisait un bornage naturel, d’où l’idée, non préméditée, d’en faire une douane. Il n’y avait plus qu’à signaler celle-ci par une pancarte. Un vieux panneau publicitaire fit l’affaire et un morceau de craie servit à l’inscription – plus tard, ils réalisèrent un panneau plus élaboré : cf photographie, NdlR.
A peine terminée, une camionnette à gazogène montant poussivement du côté Loire fut invitée par les « douaniers » à s’arrêter. Surpris le conducteur ne voulut pas participer au jeu. Visiblement paniqué, il accéléra pour dévaler côté Puy de Dôme. Les gamins médusés par son audace firent alors usage de leur révolvers à bouchons…
Peu de temps après, ils se retrouvèrent à la gendarmerie de Thiers pour de bonnes remontrances (un des gamins était fils d’un gendarme thiernois)… Leur « victime » avait déclaré : « J’ai été attaqué au Col de St Thomas par des jeunes, sans doute d’un faux maquis. J’ai dû foncer dans la descente au risque d’avoir un accident et j’ai dû zigzaguer pour éviter les balles ».
La pancarte est toujours en place. Elle intrigue les touristes qui se demandent pourquoi cette frontière : ils font les suppositions les plus étranges.
René Barnerias
NdlR : la pancarte actuelle est moins naturelle et spontanée que celles réalisées par les auteurs originels. La citation a par ailleurs été modifiée (ajout du « Forez »).
En août 2013 le panneau en place était un reproduction agrandie de la très diffusée carte postale de Debaisieux. On franchit le col quand on va de Roanne à Clermont via Saint Just en Chevalet (Loire) et Chabreloche (Pdd) . On y trouve une construction : l ‘auberge du refuge située sur la commune d’Arconsat (Pdd) dirigée depuis une cinquantaine d’années par un valdotain …. Le fameux panneau , lors de l’unique passage du général de Gaulle en ce lieu , avait été enlevé par le service d’ordre.
Société d’union amicale et philantropique des originaires de la région « Auvergne », fondée en 1889
L’Association Auvergne de Lyon dépot préfecture du Rhône n° w691063934
Adhérente au Groupement des Provinces françaises