Depuis 1962, année où il se mit en retraite de la Marine, Pierre Roumégou prit une part active dans la vie communale et paroissiale d’Ergué-Gabéric, et pendant une vingtaine d’années, il fut le correspondant local du Télégramme.
C’est à ce titre là que les gabéricois le connaissait, mais il était aussi le fondateur des bagads de Lann-Bihoué et Ar Re Goz, et en tant que talabarder (joueur de bombarde) il fut une figure du renouveau de la culture bretonne.
Pierre Roumégou est né le 30.10.1910 à Pluguffan et décédé le 13.09.1996 à Quimper. A l’origine sa famille était composée de sabotiers d’origine auvergnate, de la ville de Roumegoux dans le Cantal, qui émigrèrent au manoir de St-Alouarn en Guengat. Son grand oncle était Tudy Roumégou, ce prêtre qui procéda au mariage de Jean-Marie Déguignet en 1868 à Ergué-Armel.
Il sonne de la bombarde à treize ans À 17 ans il s’engage dans la « Royale » et entre à l’École des Mousses à Toulon. Il fait l’apprentissage du métier d’électricien.Puis, embarqué à bord du cuirassé « La Providence » qui se sabordera dans la rade de Toulon, il poursuit la guerre sur les sous-marins « La Perle » et « Le Diamant ». Ensuite il met le cap sur l’Indochine, Tahiti et tout le Pacifique.
Pierre Roumégou épouse en 1934 Marie Gourmelen de Kervéguen en Ergué-Gabéric. Il est affecté en 1952 à la Base Aéro-Navale de Lann Bihoué, à Lorient, où il va créer le célèbre bagad. En 1973, en retraite de la marine, après avoir sonné au Bagad de l’Hôpital Gourmelen, il crée avec une vingtaine de sonneurs le bagad « Ar Re Goz ».
Conseiller municipal d’Ergué-Gabéric pendant plusieurs années, il sera aussi actif en tant que président du club des personnes âgées et des anciens combattants. Titulaire de la médaille Militaire, de la Croix de Guerre, de la Croix du Combattant, de la Médaille d’Extême-Orient et Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille d’argent de l’UNAC.
Retraité des armées et du bagad de Lann-Bihoué, Pierre Roumégou reste très actif et amoureux de la musique bretonne. Il crée en 1973 un autre bagad, devenu au fil des années aussi célèbre que son aîné, celui d’Ar-Re-Goz. Ce bagad dit « des Anciens », est avant tout une amicale de sonneurs ayant appartenu à différentes formations musicales de Bretagne.
Piierre Roumégou sera président du bagad Ar Re Goz jusqu’en 1990. Il est mis à l’honneur le 14 juillet 1976, lorsque le bagad, sur invitation du président Giscard d’Estaing, est invité à l’Élysée
En Auvergne, on ne parle pas tout à fait comme ailleurs…
Infos tirées d’ « EN VRAI »
C’EST LE MÉDIA AUVERGNAT LE PLUS PUISSANT
SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEPUIS 2019
Ici, on a nos petites expressions bien de chez nous, nos proverbes savoureux et un langage qui chante la campagne comme la ville. Des mots qui font sourire, qui intriguent, et qui, parfois, laissent complètement paumé celui qui n’a jamais entendu un copain lancer une phrase en plein “auvergnat”.
Sur cette page, on a rassemblé les expressions incontournables : celles qu’il faut connaître pour ne pas avoir l’air bête en soirée, quand ça parle patois et blagues locales autour d’un verre. Un petit guide de survie linguistique, histoire de comprendre – et même de placer quelques punchlines au bon moment !
Le » Y «
Il est le champion du monde dans sa catégorie ! On te donne quelques exemples à la volée mais ça peut donner « fais-y avant que je m’énerve », » y’à qu’à y faire », » y pleut dehors », « attrapes-y je suis trop loin » etc… BREF, c’est inépuisable et c’est surtout bien chiant pour les non avertis.
Mefia te
C’est l’expression typique pour mal parler de quelqu’un sans trop que ça se voit. Genre tu lâches à ta pote « mefia te, la Josette elle est pas net. »
Finir d’entrer
Tu sais en Auvergne comme on est sympas, on aime bien meubler les phrases. Par exemple, on va lâcher au plombier « Finissez donc d’entrer, la cuisine vous attend ». Alors que « Allez-y, entrez » ça suffit amplement ! Mais bon, plaisir d’offrir… joie de recevoir.
Marche que !
Malheureusement t’avais prévu une p’tite sortie des familles avec un des tes potes mais finalement il ne peut pas venir, qu’est-ce que tu lui dis ? Eh bien tu aurais sûrement envie de lui dire « tant pis », mais non ! En Auvergne on dit « Marche que ! »
Être en caisse
Par exemple, si un de tes collègues ne vient pas au travail parce qu’il est en arrêt maladie, tu pourras sortir la bonne réplique « vous inquiétez pas, il est en caisse » à tes autres collègues (alors qu’on sait tous que c’est parce qu’il était complètement bleu la veille…).
Faire la bujade
Alors peut-être que dit comme ça, tu sauras pas trop ce que ça veut dire mais en gros ça veut dire « faire la lessive ». Et hop ! Une expression en plus à retenir ! Surtout que celle-là pourrait s’avérer très utile, enfin peut-être !
Tuer la lumière
Parce que dire « éteindre la lumière » c’est trop facile, on a voulu changer un peu pour dire « tuer la lumière ». Genre y a des gens qui tuent d’autres gens bah nous on tue la lumière, c’est vachement plus stylé, non ?
Être complètement bredin
Tu trouveras peut-être celle-là par déduction, mais en gros ça veut dire que t’es pas le couteau le plus aiguisé du tiroir ou encore que t’es pas très fufute, t’as compris l’idée quoi. C’est un synonyme de jargeot (regarde dans l’édition 1, tu trouveras la définition).
Être jargeot
On dit de quelqu’un qu’il est jargeot quand c’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, voire même, l’idiot du village. Bref, je crois que t’as compris l’idée.
Un boutiole
Si jamais tu n’avais pas deviné, un boutiole c’est un bouton ou une piqûre. Tu pourras sortir la phrase « Y’en a marre d’ce boutiole, il veut pas partir » (parce qu’on oublie jamais le « Y »).
Entailler
Ce mot peut porter à confusion car il ne veut pas vraiment dire entailler en soit (oui oui on aime se compliquer la vie), mais il veut plutôt dire «élargir» (ça me paraît évident quand même, non ?).
Être dans le jus
Tu sais quand t’es complètement à la bourre et qu’il faut que tu termines un boulot pour le lendemain 8h, et bah là on peut dire que « t’es dans l’jus ». Et puis ça peut donner un truc du genre « j’peux pas t’parler maman chui dans l’jus complet là ».
Un gogue
Cette expression va sûrement te plaire parce que ça concerne plusieurs de tes potes, j’en suis certain. Comme tu l’auras compris, un gogue c’est une personne sans énergie, un peu mou du genou, tu pourras donc dire « Allez bouge-toi espèce de gogue ! », et là c’est l’insulte suprême (à utiliser avec modération quand même, on veut pas de problèmes).
Le « ça »
Alors, oui, en Auvergne on est amateurs du « Y », mais aussi du « ça » ! Par exemple, au lieu de dire, « Oh mais il pleut dehors ! », et bien tu diras « Oh mais ça pleut dehors ! », ou s’il fait vraiment froid tu pourras dire « ça fait froid dehors » !
Boire un canon
La fête, activité préférée de nombreux auvergnats. Alors ça lâche souvent des « Dis donc Martine, on irait pas boire un canon en sortant du taf ? »
Un pot-à-eau
Bon, j’avoue, celui-là est plutôt facile à trouver. En gros, un pot-à-eau c’est tout simplement un pichet ou une carafe d’eau. Petit conseil : toujours garder son pot-à-eau à côté de soi en soirée, on veut vous éviter des maux de tête.
Écarter le linge
Il faut pas aller chercher bien loin, c’est juste une variante de « étendre le linge ». Alors sois pas étonné si t’entends ça lors de ta prochaine venue en Auvergne.
Une padelle
Alors ce mot a deux sens, soit ça signifie une grande poële à frire, soit une personne vraiment pas intéressante du tout, et ça c’est quand même plus drôle parce que tu pourras dire « C’est une vraie padelle celle-ci ! ».
Chapier
Ce mot possède deux sens, le premier signifie couper le bois grossièrement (ce que tu ne dois pas faire bien souvent), et le deuxième signifie « couper en petits morceaux » (ce qui sera vachement plus utile quand même), par exemple « Chapie bien les oignons pour qu’on puisse les manger », facile non ?
(Un auvergnat En pleine forme)
Les Proverbes Auvergnats
“Si tu vas à la foire sans argent, Lève le nez et retourne-t-en.”
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La France, c’est l’Auvergne avec quelque chose autour
“Les années font plus de vieux que de sages.”
“Terre noire fait bon blé.”
“On n’attrape pas de lièvre avec un tambour.”
“Riche qui peut, aisé qui sait, sage qui veut.”
“Il vaut mieux un qui sait que cent qui cherchent.”
“Mieux vaut compter sur son âne que sur la jument du voisin.”
“Qui vend sa paille vend son grain, Qui vend son fumier vent son pain.”
- LES CITATIONS AUVERGNATES –
Munissez-vous toujours de lainages lorsque vous allez en Auvergne. Tout y est aigrelet: le fond de l’air, le fromage, le vin, le son de la vieille.
Chroniques de La Montagne de Alexandre Vialatte
DICO AUVERGNAT
Bonjour | Bonjorn
Merci | Merces
Comment ça va ? | Coma’quò vai ?
Ça va | Va plan
Excusez-moi | ‘Scusatz-me
À la prochaine | Alh còp que ven
Bonne nuit | Bona nuèch
Je suis auvergnat | Siau auverhat
Donnez-nous à boire | Bailar a beure
Donnez-nous à manger | Bailar a manjar
Un petit canon de rouge ? | Un pechon canon de roge ?
Bon anniversaire | Bon anniversari
>- DICO AUVERGNAT -
MAURICIA DE THIERS (souvent écrit Tiers) femme renversante .
Le 20 juin 1880 , à Thiers , rue Lavaur devenue rue de la coutellerie , a vu le jour Anaïs Mauricia ( Mauricette) Bétant dont les parents couteliers étaient propriétaires de la maison de l’homme des bois. En 1898 , dans sa ville natale , elle épouse un garçon de la région mais cette union est difficile et elle quitte son mari en 1900 (le divorce sera prononcé en 1906) et monte à Paris où elle fait la connaissance d’un certain Carlos Alonso Perez , artiste peintre et inventeur d un bolide qui fait un looping à 18 mètres de haut
En effet la première auto bolide du monde fût conçue , vers 1900 , par les peintres Mariano et Carlos Alonso Pérez . Passionnés par le cirque ils imaginent un spectacle acrobatique avec un véhicule qu’il baptise « autobolido » qui lancé depuis une rampe doit effectuer une parabole mortelle dans le vide. Ils construisent le véhicule l’ingénieur Maurice Garanger apportant son soutien technique et financier pour les rails et la structure du circuit .
Mauricia de Thiers l ‘un des modèles des tableaux de Carlos Alonso Pérez se porte volontaire pour piloter cette auto-bolide, ce qui n’est pas sans risques .
Elle devient artiste de cirque en 1904 sous le nom de Mauricia de Thiers ou Tiers . Elle se produit pour la première fois en 1904 aux Folies Bergères la presse unanime saluant l ‘exploit technologique et le courage de la « chauffeuse » de l’auto bolide.
Puis pendant six ans elle va se produire dans les cirques et salles de spectacle du monde entier . Elle fût en décembre 1904 à l’affiche cirque Bureau qui avait loué le cirque Rancy à Lyon .
Puis ce furent l’Amérique avec Barnum et Bailey Circus au Madison Square Garden de New York et en tournée , Berlin et Bruxelles .
Lors d’une représentation à Lisbonne , en présence du roi Carlos , l’auto-bolide déviée dans sa trajectoire s’écrasa sur le sol et Mauricia fût très sérieusement blessée.
Totalement remise , elle fit à Bruxelles une tentative de saut périlleux à cheval , avec plongeon dans un bassin (numéro interdit par la SPA) , puis reprit l’auto-bolide et se produisit à Moscou ,Saint Pétersbourg et Kiev.
Son numéro ayant été repris par de nombreuses autres artistes , elle se lança dans l’aventure du « bilboquet humain » . Mauricia est assise dans une énormes boule qui est propulsée dans les airs où elle fait un tour complet avant de se planter tel un bilboquet dans un pieu planté à plusieurs mètres. En 1909 lors d’une répétition la boule a loupé le pieu de réception et s’est écrasée sur le sol.Une fois de plus l’artiste a survécu , a repris l’entraînement et a présenté le numéro au Casino de Paris en octobre 1910.
Ayant assez goûté aux joies de l’auto bolide et du bilboquet humain elle se lance dans des tournées théâtrales . Elle rencontre Gustave Coquiot , collectionneur ,critique d’art , écrivain et historiographe , ami des peintres amateurs des arts du cirque tels Toulouse-Lautrec , Chagall, Cézanne , Renoir , Degas et quelques autres. Elle l’épouse en 1916.
Elle ne perd pas contact avec l’Auvergne faisant l’acquisition d’une propriété ,où elle fera plusieurs séjours , dans la commune de Néronde sur Dore – entre Thiers et Courpière- où elle reçoit de nombreux artistes , notamment Suzanne Valadon et son fils Utrillo.
Retirée à Othis en Seine et Marne , elle est en 1945 , alors que les femmes viennent d’obtenir le droit de vote , élue maire de la commune . Elle le restera jusqu’à son décès en 1964.
De très nombreux articles ,livres , principalement d’Alain Woodrow et Corine Valade , et divers documents sont consacrés à Mauricia de Thiers femme exceptionnelle à la forte personnalité et d’un entêtement sans limites. (Voir sur moteur de recherches : Mauricia de Thiers , Coquiot , auto bolide , bilboquet humain , etc…)
Sources : Sites internet , Journaux et revues divers via Gallica, Numelyo, Lectura plus ,Communes d’Othis et Néronde sur Dore.
EXTRAIT DU SITE DE L ACADEMIE FRANCAISE
élu en 1922 au fauteuil 32
Né à Ambert (Puy-de-Dôme), le 15 décembre 1859.
Pierre de Nolhac fit ses études aux lycées de Rodez puis de Clermont-Ferrand. Ayant choisi la filière des lettres, il vint à Paris suivre les cours de la Sorbonne et de l’École des Hautes études, et soutint en 1892 une thèse sur Pétrarque et l’Humanisme.
Après un séjour à l’École française de Rome, il obtint en 1886 un poste à la Bibliothèque nationale et devint maître de conférence à l’École des Hautes études.
Entré comme conservateur adjoint au musée de Versailles en 1887, il fut nommé conservateur en titre dès 1892. Il devait le rester jusqu’en 1920, date à laquelle il prit la direction du musée Jacquemart-André.
Pierre de Nolhac, qui, parallèlement à ses activités de conservateur, enseigna à l’École du Louvre, a laissé une œuvre importante consacrée à l’histoire, et particulièrement à l’humanisme de la Renaissance d’une part, à Marie-Antoinette et à Versailles d’autre part. Citons notamment : Le Dernier amour de Ronsard, Le Canzoniere, autographe de Pétrarque, La Bibliothèque de Fulvio Orsini, Érasme en Italie, Les Études grecques de Pétrarque, Ronsard et l’Humanisme, La Reine Marie-Antoinette, Marie-Antoinette à Trianon, La Dauphine Marie-Antoinette, Le Musée de Versailles, Le Château de Versailles, La Création de Versailles, Louis XV et Marie Lecszinska, Louis XV et Madame de Pompadour, Madame de Pompadour et la politique, François Boucher, J.-H. Fragonard, Versailles sous Louis XIV, Versailles au XVIIIe siècle. En marge de son œuvre d’historien, ses poèmes ne sont pas négligeables.
Dans ses Souvenirs littéraires, Julien Benda trace de Pierre de Nolhac un portrait élogieux : « C’est une belle, droite et claire nature, un érudit, un grand humaniste de la Renaissance et qui garde derrière ses lunettes, un visage étonnamment jeune et souriant. Il sait, il sent et il comprend. Il comprend, il sent et il sait. Puis il exprime et il découvre. Je n’ai pas connu d’homme plus subtil, plus apte à discerner l’important du secondaire, le principal de l’accessoire, le chef entre ses compagnons, l’original entre ses copies, la pensée maîtresse entre ses transformations. C’est un ami de l’ordre, de la hiérarchie, de la mesure, de la nuance. Il dit plaisamment : “ Je suis un fanatique de la modération“ ».
Deux des tentatives de Pierre de Nolhac pour entrer à l’Académie française se soldèrent par un échec ; il fut battu, en 1907, par Henri Barboux au fauteuil Brunetière, et en 1911, par Henri de Régnier au fauteuil de Vogüé. C’est le 15 juin 1922 qu’il fut enfin élu au fauteuil d’Émile Boutroux. Il obtint 16 voix au second tour, contre 3 voix à Émile Picard, 3 voix au mathématicien Appell et 9 voix au Dr Charles Richet.
Pierre de Nolhac fut reçu par Maurice Donnay, le 18 janvier 1923.
Mort le 31 janvier 1936.
Benoite Fayolle (elle choisira de se faire appeler Françoise) est née le 2 septembre 1865 au hameau du Fayet , commune d’Auzelle , canton de Cunlhat , dans le Livradois , pas très loin d’Ambert
Ainée de dix filles elle doit quitter sa famille à l adolescence pour Grenoble où elle est embauchée dans une famille bourgeoise. Puis elle rejoint Lyon où elle a trouvé du travail chez un directeur de Compagnie d’assurances . Durant une dizaine d’années elle se forme à la gastronomie lyonnaise.
Ayant choisi de se faire appeler Françoise ,elle épouse Louis Filloux dont le père est propriétaire d’un petit immeuble 73 rue Duqusene au rez de chaussée duquel le jeune couple crée un commerce de marchand de vins avec casse croute et cochonnailles. Très vite l’établissement modeste devient un restaurant fréquenté par la bourgeoisie lyonnaise avec un menu qui a peu varié : « potage velouté aux truffes , quenelles au gratin au beurre d’écrevisse , cul d’artichauts au foie gras , poularde demi-deuil , fromages et desserts.
Ele devint la reine des poulardes .Sa réputation fût internationale et fût à l’origine de celle des mères lyonnaises , dont son apprentie la mère Brazier , qui vont se succéder .
Françoise Fillioux est décédée à Lyon le 22 octobre 1925.
Depuis octobre 2023 un square du sixième arrondissement de Lyon porte son nom.
De nombreux ouvrages et articles lui sont consacrés.
Article paru dans le journal « Le Progrès de la Côte d’Or » le 15 février 1895
Extrait de enpaysgentiane le blog -EKLABLOG
Chaque année au mois de juillet, depuis 2009, le Comité des fêtes du village de Cheylade organise la Fête des poulacres, une manifestation culinaire qui rencontre un vrai succès. Mais alors, quel est donc ce curieux mets ? Est-il typiquement cantalien ou bien originaire d’ailleurs ?
Une référence à la Pologne
D »après François Juillard, qui a prêté sa plume pour le second numéro des Cahiers de Valrhue*, le poulacre ne serait en fait pas originaire de la vallée de la Petite Rhue mais de la vallée voisine de la Santoire et plus précisément de Lavigerie.
Le terme « poulacre » serait une dérivation du terme « polaks », désignant les Polonais. Jadis, les habitants du village de Dienne appelaient le secteur de Lavigerie « la Polona di Dienna » (la Pologne de Dienne). Non pas que des Polonais seraient venus habiter la partie haute de la vallée mais car celle-ci, située au pied du Peyre Arse et du col de Cabre, était un secteur très isolé et très enneigé en hiver et que cela rappelait un peu le climat et l’ambiance des pays de l’Est et en particulier de la Pologne.
Bref, il s’agirait d’une dénomination plutôt péjorative des gens du fond de la vallée vis-à-vis de ceux vivant dans la partie élevée.
Un plat à base de mouton
Le poulacre est un aliment confectionné à partir d’abats de moutons et ce secteur se prêtait particulièrement à l’élevage de l’animal. L’utilisation de ces abats pour faire des poulacres s’entend parfaitement, à une époque où l’on cherchait à tout utiliser dans l’animal et à gaspiller le moins possible.
Peut-être avez-vous une autre version ? Celle-ci tient en tout cas la route !
Extrait du site
Extrait de AUVERGNE CENTRE FRANCE
Marie Félicie Elisabeth Marvingt, née à Aurillac (Cantal) le 20 février 1875 et morte à Laxou (banlieue de Nancy en Meurthe-et-Moselle) le 14 décembre 1963, surnommée « la fiancée du danger », était une pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du siècle dernier. Licenciée en lettres et parlant sept langues (dont l’espéranto), elle était titulaire de trente-quatre décorations dont la Légion d’honneur et la Croix de guerre avec palmes.
Cette fille du Directeur des Postes de la Ville d’Aurillac pensait que les activités sportives étaient nécessaires pour la santé. Ainsi, elle multiplia les expériences de natation en rivière et en mer, fit de l’alpinisme dans les plus hauts massifs européens, devint championne de tir sportif, se lança dans le cyclisme, fonda une école de ski de descente et passa son brevet de chauffeur automobile dès 1914.
Clemenceau lui demanda d’organiser le ravitaillement à ski et l’évacuation des blessés dans les Dolomites durant la Grande Guerre. Passionnée de vol en ballon et d’aviation, elle obtint son brevet de pilote sphérique en 1901 et fut la troisième femme à posséder un brevet de pilote d’avion en 1910. Persuadée que l’aviation avait un rôle humanitaire à remplir, elle fonda l’aviation sanitaire, sauvant les vies de nombreux soldats durant la Première Guerre Mondiale. Bienfaitrice de l’humanité, Marie Marvingt détint le palmarès inégalé de 17 records sportifs mondiaux et 30 décorations (dont 16 étrangères). Déguisée en homme, elle participa sur le front les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus, notamment dans le 42ème bataillon de chasseurs à pied. Finalement découverte, elle fut renvoyée dans ses foyers. Opiniâtre, elle demanda, et fut autorisée, avec l’aval même du maréchal Foch, à rejoindre le 3ème régiment de chasseurs alpins dans les Dolomites italiennes, et à œuvrer pour l’évacuation et la prise en charge des soldats blessés, en terrain montagnard. Intervenante volontaire pour la Croix-Rouge, elle assuma les fonctions d’infirmière de guerre et d’aide-chirurgicale de campagne.
Elle reçoit la croix de guerre en 1915, après avoir effectué la première opération de bombardement d’une cible militaire en territoire occupé en bombardant une caserne allemande à Metz, faisant d’elle la première femme au monde engagée dans l’aviation militaire et à effectuer des missions de combat aérien. Le 20 février 1955, pour son 80ème anniversaire, Marvingt accompagnée par un officier de l’U.S. Air Force vola au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique américain, le Mc. Donnell F-101 Voodoo, depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières, alors utilisée par l’US Air Force dans le cadre de l’OTAN.
La même année, elle passa enfin son brevet de pilote d’hélicoptères sur un SNCASO SO-1221 Djinn, unique hélicoptère à réaction opérationnel, ayant piloté nombre de voilures tournantes tout au long de sa vie sans jamais en avoir passé le brevet auparavant. En 1961, à l’âge de 86 ans, elle fit la boucle de Nancy à Paris.
À Nancy et dans sa banlieue, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas de Port, un gymnase et un lycée à Tomblaine ainsi qu’un gymnase à Ludres. À Aurillac, une rue, un gymnase et un aéro-club portent son nom. A Issy-les-Moulineaux, ville pionnière de l’aviation, une école maternelle porte son nom. Des rues portent son nom à Reims, à Aurillac et à Strasbourg , à Angers , Issoire , Cébazat , Gerzat , Aulnat etc……
Une salle de la Préfecture de région à Lyon a été baptisée Marie Marvingt.
A Anse (rhône) existe une salle de sports Marie Marvingt.
En 2004, la Poste française a édité un timbre postal en hommage à Marie Marvingt…
Marie Marvingt , la reine de l’air , est citée dans l’excellent ouvrage de Jean Étèvenaux « LES FEMMES DANS LA GRANDE GUERRE Entre consolation et émancipation. éditions du poutan.
Société d’union amicale et philantropique des originaires de la région « Auvergne », fondée en 1889
L’Association Auvergne de Lyon dépot préfecture du Rhône n° w691063934
Adhérente au Groupement des Provinces françaises