Les Chroniques

MAURICIA DE THIERS : cirques , théâtres , galeries , mairie

 MAURICIA DE THIERS (souvent écrit Tiers) femme renversante .

MAURICIA AFFICHES PHOTOS (1)

Le 20 juin 880 , à Thiers , rue Lavaur devenue rue de la coutellerie , a vu le jour Anaïs Mauricia ( Mauricette) Bétant dont les parents couteliers étaient propriétaires de la maison de l’homme des bois. En 1898 , dans sa ville natale , elle épouse un garçon de la région mais cette union est difficile et elle quitte son mari en 1900 (le divorce sera prononcé en 1906) et monte à Paris où elle fait la connaissance d’un certain Carlos Alonso Perez , artiste peintre et inventeur d un bolide qui fait un looping à 18 mètres de haut

En effet la première auto bolide du monde fût conçue , vers 1900 , par les peintres Mariano et Carlos Alonso Pérez . Passionnés par le cirque ils imaginent un spectacle acrobatique avec un véhicule qu’il baptise « autobolido » qui lancé depuis une rampe doit effectuer une parabole mortelle dans le vide. Ils construisent le véhicule l’ingénieur Maurice Garanger apportant son soutien technique et financier pour les rails et la structure du circuit .

Mauricia de Thiers l ‘un des modèles des tableaux de Carlos Alonso Pérez se porte volontaire pour piloter cette auto-bolide, ce qui n’est pas sans risques .

Elle devient artiste de cirque en 1904 sous le nom de Mauricia de Thiers ou Tiers . Elle se produit pour la première fois en 1904 aux Folies Bergères la presse unanime saluant l ‘exploit technologique et le courage de la «  chauffeuse » de l’auto bolide.

Puis pendant six ans elle a se produire dans les cirques et salles de spectacle du monde entier . Elle fût en décembre 1904 à l’affiche cirque Bureau qui avait loué le cirque Rancy à Lyon .

Puis ce furent l’Amérique avec Barnum et Bailey Circus au Madison Square Garden de New York et en tournée , Berlin et Bruxelles .

Lors d’une représentation à Lisbonne , en présence du roi Carlos , l’auto-bolide déviée dans sa trajectoire s’écrasa sur le sol et Mauricia fût très sérieusement blessée.

Totalement remise , elle fit à Bruxelles une tentative de saut périlleux avec un cheval , puis reprit l’auto-bolide et se produisit à Moscou ,Saint Pétersbourg et Kiev.

Son numéro ayant été repris par de nombreuses autres artistes , elle se lança , après avoir effectué un numéro de saut périlleux à cheval avec plongeon dans un bassin (numéro interdit par la SPA) dans l’aventure du « bilboquet humain » . Mauricia est assise dans une énormes boule qui est propulsée dans les airs où elle fait un tour complet avant de se planter tel un bilboquet dans un pieu planté à plusieurs mètres. En 1909 lors d’une répétition la boule a loupé le pieu de réception et s’est écrasée sur le sol.Une fois de plus l’artiste a survécu , a repris l’entraînement et a présenté le numéro au Casino de Paris en octobre 1910.

Ayant assez goûté aux joies de l’auto bolide et du bilboquet humain elle se lance dans des tournées théâtrales . Elle rencontre Gustave Coquiot , collectionneur ,critique d’art , écrivain et historiographe , ami des peintres amateurs des arts du cirque tels Toulouse-Lautrec , Chagall, Cézanne , Renoir , Degas et quelques autres. Elle l’épouse en 1916.

Elle ne perd pas contact avec l’Auvergne faisant l’acquisition d’une propriété ,où elle fera plusieurs séjours , dans la commune de Néronde sur Dore – entre Thiers et Courpière- où elle reçoit de nombreux artistes , notamment Suzanne Valadon et son fils Utrillo.

Retirée à Othis en Seine et Marne , elle est en 1945 , alors que les femmes viennent d’obtenir le droit de vote , élue maire de la commune . Elle le restera jusqu’à son décès en 1964.

 

De très nombreux articles ,livres , principalement d’Alain Woodrow et Corine Valade , et divers documents sont consacrés à Mauricia de Thiers femme exceptionnelle à la forte personnalité et d’un entêtement sans limites. (Voir sur moteur de recherches : Mauricia de Thiers , Coquiot , auto bolide , bilboquet humain  , etc…)

Sources : Sites internet , Journaux et revues divers via Gallica, Numelyo, Lectura plus ,Communes d’Othis et Néronde sur Dore.

 

MAURICIA DE THIERS PARIS QUI CHANTE 2 OCTOBRE 1904

fvadlMAURICIA DE THIERS ET SON BILBOQUET GÉANT DANS L AUTO

 

 

AUVERGNE ET PHILATELIE

AUVERGNE  ET PHILATELIE Elle est centrale AUVERGNE ET PHILATELIE Au fil de la Sioule AUVERGNE ET PHILATELIE Au fil de la Sioule AUVERGNE ET PHILATELIE VICHYAUVERGNE ET PHILATELIE VERCINGETORIXAUVERGNE ET PHILATELIE SAINT FLOURAUVERGNE ET PHILATELIE MONTAGNES D'AUVERGNEAUVERGNE ET PHILATELIE EGLISES ROMANES DU VELAY

La Mère FILLIOUX Reine des Mères de Lyon

Benoite Fayolle (elle choisira de se faire appeler Françoise) est née le 2 septembre 1865 au hameau du Fayet , commune d’Auzelle , canton de Cunlhat , dans le Livradois , pas très loin d’Ambert

Ainée de dix filles elle doit quitter sa famille à l adolescence pour Grenoble où elle est embauchée dans une famille bourgeoise. Puis elle rejoint Lyon où elle a trouvé du travail chez un directeur de Compagnie d’assurances . Durant une dizaine d’années elle se forme à la gastronomie lyonnaise.

Ayant choisi de se faire appeler Françoise ,elle épouse Louis Filloux dont le père est propriétaire d’un petit immeuble 73 rue Duqusene au rez de chaussée duquel le jeune couple crée un commerce de marchand de vins avec casse croute et cochonnailles. Très vite l’établissement modeste devient un restaurant fréquenté par la bourgeoisie lyonnaise avec un menu qui a peu varié : « potage velouté aux truffes , quenelles au gratin au beurre d’écrevisse , cul d’artichauts au foie gras , poularde demi-deuil , fromages et desserts.

Ele devint la reine des poulardes .Sa réputation fût internationale et fût à l’origine de celle des mères lyonnaises , dont son apprentie la mère Brazier , qui vont se succéder .

Françoise Fillioux est décédée à Lyon le 22 octobre 1925.

Depuis octobre 2023 un square du sixième arrondissement de Lyon porte son nom.

De nombreux ouvrages et articles lui sont consacrés.

ARTICLE DU PROGRES DU

Pierre Célestin DELRIEU , Auvergnat , Professeur , Félibre , Ecrivain , Aviateur

Ce texte est composé d’extraits du chapitre consacré à Pierre Célestin Delrieu par Noël Lafon , majoral du félibrige , dans son excellent ouvrage

                                                                                                            »ECRITS OCCITANS CANTALIENS  »

 

« Pierre-Celestin Delrieu est né en 1915  à Claveirette , commune de Sainte Marie (voir plus bas la photo de l’église avec deux  vitraux signés Cocteau)  , au dessus de Tréboul et des gorges de la Truyère , de parents paysans dans la commune de Pierrefort. L’occitan est sa langue maternelle . Après avoir découvert le français à l’école , il fait de brillantes études au petit séminaire de Saint-Flour puis à Saint Eugène à Aurillac. Après le bac , pour payer ses études il donne des cours particuliers et enseigne à Clermont où il passe sa licence de lettres et de grammaire et devient professeur certifié. A l’arrivée de la deuxième guerre mondiale , volontaire pour servir dans  l’Armée de l’Air il est formé à Mérignac et Toulouse . Il travaille quelques semaines au contrôle postal à Clermont puis part enseigner à Rabat où il rédige son mémoire de diplôme d’Etudes Supérieures qu’il soutient à Clermont en 1942.

De nouveau mobilisé de 1943 à 1945 , il poursuit sa formation d’aviateur . En tant que second pilote il participe (26 missions) aux bombardements conduits depuis le sol anglais sur l’Allemagne.

Il évoque cette période dans Feu du ciel feu vengeur récit documentaire ( voir extrait dans le site ci-dessous.)

Démobilisé en 1945 il devient professeur de Lettres et Grammaire à Grenoble où il passera 36 ans exerçant également à l’Ecole des Pupilles de l’Air et à l’Institut de Formation aux Professions du Bâtiment et à l’IUT Génie Civil.

Il s’est porté volontaire pour servir quelques mois en Algérie en 1956 . Colonel de réserve , breveté commandant d’avion et officier d’état major , il était titulaire de nombreuses décorations dont celle d’Officier de la Légion d’Honneur.

Le Félibrige fût sa s econde famille . Il est élu majoral en 1982

Pendant 21 ans Pierre Célestin Delrieu fût le Président de l’Amicale des Arvernes de Grenoble qui généra le très dynamique  groupe folklorique des Arvernes de Grenoble qui peu à peu fût organisé en École félibréenne. Ces deux associatioon et groupe ont semble-t-il , malheureusement , aujourd’hui disparu.

Il a écrit de très nombreux ouvrages et textes en occitan , a traduit des contes d’Henri Pourrat , a collaboré à différentes revues et journaux.

Il est décédé en 1991 dans le Cantal où il s ‘était retiré , à Roffiac village de son épouse .

De nombreux membres d’Auvergne de Lyon l’ont connu et ont pu apprécier cet homme de très grande valeur.

SITE INTERNET Célestin DELRIEU – SAINT-EXUPERY – GC III/6 (3/6)

 

                                                                    LES CHAUSSETTES ROUGES DE PIERRE CÉLESTIN DELRIEU 

                                              EXTRAIT DU JOURNAL LA PROVENCE DU 27 DÉCEMBRE 2018 

 

Dans la mémoire de cet honorable grand-père de presque 102 ans (il les aura le 27 mars prochain), trotte un drôle de souvenir, une histoire cousue de laine rouge. Elle se déroule pendant la Première Guerre mondiale autour d’un équipage de sept soldats à bord d’un Bombardier Halifax.

 Parmi ces militaires engagés, il y avait, Honoré Lebedel qui séjourne aujourd’hui au sein de l’ORPEA Marignane Résidence.
C’est sa fille qui a joué les passeurs de mémoire en confiant à l’animatrice de la résidence un livre intitulé « Feu du ciel, feu vengeur » écrit par un coéquipier d’Honoré, Pierre Delrieu.Tous les deux, ont officié à bord de ce bombardier pour conduire des raids aériens sur l’Allemagne.

Et dans ce récit, il est effectivement question d’une chaussette rouge, ou plutôt de deux paires de chaussettes en laine rouge, lie de vin !

Tout se passe dans la salle des équipements. Avant chaque départ en mission, une petite cérémonie, qui ferait sourire aujourd’hui, est vite devenue un véritable rituel pour les sept bombardiers.

Voilà comment Pierre Delrieu raconte dans ces écrits cette anecdote. Cette petite cérémonie deviendra « la règle protocolaire sans laquelle l’équipage n’aurait pas pu partir. Le maître de cette cérémonie – à ne pas confondre avec le « Master Bomber » qui officiait sur l’objectif – était notre radio, le sergent-chef Lebedel. D’une conscience professionnelle totale dans son travail, mais pince -sans-rire à ses heures, Lebedel avait remarqué un jour, à Dumfries, que je portais des chaussettes rouges et il s’était exclamé avec un gros éclat de rire : « Mais vous portez des chaussettes rouges ! « .

« Oui, je portais des chaussettes de laine rouges, d’un rouge criard, lie de vin… » confirme l’ancien bombardier Pierre Delrieu.

 En grosse laine marocaine

Il explique qu’avant son départ de Rabat, sa femme avait pris la sage précaution de lui préparer des lainages chauds, et avait commandé deux paires de chaussettes à une tricoteuse espagnole, sans en préciser la couleur… « Le résultat n’était pas fameux du point de vue esthétique, mais les chaussettes étaient en grosse laine marocaine et c’était là l’essentiel ! Dans les bottes de vol, elles ne se voyaient pas ».

Étonné et amusé, Honoré Lebedel, notre Marignanais, avait décrété un jour à Lossiemouth, que ces chaussettes peu communes seraient la mascotte de l’équipage…

« Après tout, pourquoi pas? Et, depuis lors, il vérifiait à chaque habillage que je portais bien les chaussettes lie-de-vin. Il m’avait recommandé de ne pas les oublier avant mes vols au squadron 347… Et, ce 21 novembre, il venait pour notre premier départ, de soulever le bas de mon pantalon et de déclarer, non sans dignité : « Le bombardier, conformément aux King’s Régulations, a revêtu ses chaussettes rouges ».

Et c’est ainsi que ces chaussettes rouges feront sur l’Allemagne, autant de missions que le bombardier Pierre Delrieu…

« Heureusement, j’en avais deux paires, l’une pour changer l’autre… Une seule paire, d’ailleurs, aurait-elle tenu toute la campagne ?

La guerre finie, les chaussettes du bombardier sont devenues objet de musée…

La première paire, déchiquetée par les éclats de la Flak, a été réformée, perdue aux vents des altitudes. La deuxième, favorisée par la chance, avait moins souffert de la guerre. « Elle avait sans doute la « baraka » s’exclame l’auteur.

Elle a été, plus tard, partagée en parties inégales au bombardier la plus grosse part, la chaussette gauche. La droite a été avec grand soin découpée en six parties, qui ont été tirées au sort et confiées chacune à l’un des six autres membres de l’équipage… pour être transmises à la postérité.

Bien des années plus tard, les deux fils de Pierre Delrieu en déménageant la maison de leur père, ont découvert dans le grenier, la fameuse chaussette.

À partir de ce jour, les fils Delrieu n’ont eu de cesse de retrouver les six autres membres de cet équipage qui avaient choisi comme porte-bonheur, les fameuses chaussettes rouges de leur père !

Après de longues années de recherche, ils finissent par rencontrer à Marignane Résidence le dernier des survivants, Honoré Lebedel, 101 ans.

Honoré a reçu en main propre, ce bout de laine tricotée. Cela lui rappela avec émotion qu’au milieu de l’adversité de la guerre, avec ses six autres camarades, ils avaient tissé des liens indéfectibles d’amitié et de courage qui lui ont encore une fois réchauffé le coeur.

Et c’est là, sur son coeur qu’il a posé cette dernière chaussette rouge. Une survivante, comme lui.

 

 

EGLISE DE SAINTE MARIE

 

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