LES PEINTRES DE L’ECOLE DE MUROL

 

EXTRAIT DU SITE « LE MUSÉE DES PEINTRES

Murols s’écrivait autrefois avec un « s » mais les estivants , principalement les parisiens , prononçant Murolsse  , les élus locaux ont décidé de purement et simplement supprimer la consonne finale (observation Auvergne de Lyon)

Le musée des peintres est entièrement consacré à l’ École de Murols qui désigne une cinquantaine de peintres de la première moitié du 20ème siècle. 

Attirés et accueillis par l’abbé Léon Boudal, curé du lieu et peintre lui-même, ils furent stimulés par les exemples de maîtres comme Charreton, Point, Terlikowski, Zingg… Chez ces artistes, qui se situent dans la suite de l’Impressionnisme ou du Fauvisme, on trouve des individualités aussi fortes que diverses, mais ce que tous possèdent en commun, c’est l’amour du paysage, et plus particulièrement du paysage sous la neige.

Dans 5 salles, à travers plus de 100 tableaux et une trentaine des « Peintres de Murols » vous pourrez admirer les oeuvres de André Bardet, Christian Bardet, Joseph Barrière, Charlotte Bay, Léon Boudal, Maurice Busset, Ernest Chanonat, Victor Charreton, Jean de Chasteauneuf, Roger Deverin, Elisabeth Dodel-Faure, A. Ferreyrolles, Jules Guiboud, Georges Gobo, Charles Jaffeux, Robert Luton, A. Millat, Henri Moinier, Francis Moulette, Pierre Paillassoux (Pip), J. Mario Pérouse, Adolphe Rey, Pierre Petit-Gérard, Alphonse Simon, Wladimir de Terlikowski, Alfred Thésonnier, Jules Zingg…

 

Le site de Murol, dans des montagnes très pittoresques et offrant selon les saisons, des aspects fort variés, semble prédestiné à la pratique de la peinture des paysages.

Dès le début du XIX° siècle, il est fréquenté par des artistes : les Romantiques, Paul Huet, Théodore Rousseau, JF Millet …  à la moitié du XX° siècle, s’est développé un mouvement pictural Impressionniste sur le thème majeur de la neige. Les artistes cherchaient à en saisir les aspects changeants, les reflets, au fil de la journée.

 Le village et ses alentours regroupent points de vue, torrents, bois chaumières etc. mais c’est  surtout, le climat  qui attira les artistes. Murol connaît en effet un enneigement fréquent mais non constant tout au long de l’hiver. Cela permettait aux peintres de trouver  des sujets variables d’un jour sur l’autre, ce qui n’aurait pas été le cas en plus haute montagne. Charreton aimait en particulier traiter la neige pour rendre la subtilité de toutes ses nuances, car la neige n’est pas blanche !

 D’après les leçons des impressionnistes (eux mêmes influencés par l’estampe japonaise),ce ne sont pas les paysages dans toute leur ampleur panoramique qui sont particulièrement privilégiés, mais on a plutôt des angles de vue resserrés.

Les peintres préfèrent se concentrer sur les couleurs, la lumière, qui ressortent en un endroit bien particulier.

Vers 1920 apparaît un nouveau courant qui traite plus volontiers de la vie rurale. Ce courant régionaliste se retrouve chez les écrivains et les musiciens.

Notons  que certains de ces peintres ont été aussi de bon portraitistes.De même que l’on parle de  de l’École de Barbizon ou de l’École de  Pont-Aven, on est parfaitement fondé à parler de  l’École de Murol(s).

En effet, toutes les composantes d’une École y sont présentes :  un artiste de premier plan, une unité de temps, une unité de lieu, une technique.

L’Ecole de Murols atteignit son apogée entre 1910 et 1935, ce qui correspond à la période de la présence active de Charreton. Sa particularité se trouve dans les sujets hivernaux traités avec la technique impressionniste.

 Généralement les peintres travaillent ensemble sur le motif. C’est la raison pour laquelle, nous pouvons observer et comparer, aujourd’hui, leurs travaux et ainsi apprécier les spécificités de chacun.  

 Retrouver toutes les infos sur www.musee-murol.fr/fr 

 

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