AUVERGNE DE LYON CARDINAL VILLOT

Article paru dans le Journal lyonnais le SALUT PUBLIC le DIMANCHE 9 Février 1941 dans la rubrique  FÊTES ET RÉUNIONS

« L’AUVERGNE DE LYON »

Dimanche dernier, la très ancienne société régionaliste qu’est « l’Auvergne» réunissait à l’église Saint-Bonaventure.ses nombreux sociétaires et amis, pour célébrer la mémoire des Auvergnats, décédés dans notre ville.
M. l’abbé Villot. directeur de la maison Saint-Jean et ancien secrétaire de Son Éminence dit la messe. A l’Évangile. M. l’abbé Girard,supérieur da séminaire universitaire, auvergnat comme l’abbé Villot, commenta éloquemment la devise de la Société :  » Toujours plus unis par l’accomplissement du devoir et du bien pour honorer la mémoire de nos ancêtres « , et évoqua la belle province dont les sanctuaires sont un témoignage de foi profonde,et confiante.
Remarqués dans la nombreuse assistance: M. Nougein, président de« l’Auvergne » et Mme entourés des membres du conseil d’administration: M. Deplat et Mme  M Therre et Mme: M. Montmaneix , M. Visseyrias, trésorier, Me- Besson et M. Harych,  secrétaires; MM. Robert , Paillet,  Borel ,Grain ,Gilbert, Allirol , Maugat administrateurs; M. Roux, substitut du Procureur général : M. Violle juge d’instruction ; MM. Rodde, pharmacien. Cavarroc, Cornogère, etc…

 

Extrait du site Histoire et PATRIMOINE DE LA VILLE DE SAINT AMANT TALLENDE

Jean-Marie VILLOT

Né le 11 octobre 1905 à Saint-Amant-Tallende et mort le 9 mars 1979 à Rome.
Cardinal secrétaire d’État de Paul VI, Jean-Paul 1er et Jean-Paul II de 1969 à 1979.
Ce fils unique perd sa mère à l’âge de 8 ans. Son père, Joseph fut maire de Saulzet-le-Froid de 1904 à 1920. Très tôt, cet enfant réservé pense au sacerdoce. Une partie de ses études secondaires se déroulent à Lyon (1923 – 1925). Puis il entre au séminaire des Carmes à Paris. Après son ordination sacerdotale le 19 avril 1930, il continue ses études à Rome et soutient un doctorat de théologie à Paris en 1934.
Mgr Pierre-Marie Gerlier, alors évêque de Tarbes et Lourdes, l’implique dans la préparation du Triduum de la Rédemption célébré dans la cité mariale en 1935. Celui qui est devenu le cardinal Pierre Gerlier ne l’oublie pas et lui confie la charge de professeur de morale à la Faculté de Théologie de Lyon et de directeur de la maison universitaire des prêtres.
Sa nomination au secrétariat général de l’épiscopat français nécessite des voyages à Rome. Il est alors en position d’intermédiaire et de conseiller dans les négociations préparatoires de normalisation des relations entre l’État français et le Saint-Siège.
Rapidement proposé comme évêque, il devint auxiliaire de Paris en 1954, en assumant toujours le secrétariat général de l’épiscopat. Le cardinal Gerlier le demande comme coadjuteur à Lyon. C’est à ce poste qu’il participe activement au concile où il est secrétaire général adjoint. Sa connaissance des milieux romains fait merveille.
Il est nommé cardinal lors du consistoire du 22 février 1965 avec le titre de cardinal de la Trinité des monts. En deux ans seulement de présence effective, il lance son diocèse dans les réformes proposées par le concile et élabore la création du diocèse de Saint-Étienne (effective en 1970).
Mais Paul VI a été séduit par ce français diplomate et organisateur. Dès 1967, il lui confie des responsabilités romaines (direction de la Congrégation du Concile, qui deviendra la Congrégation du Clergé en Août 1967) auxquelles il se donne sans compter. Il voyage beaucoup pour connaître la vie concrète de ce clergé dont il a la charge, se souciant de sa formation et de sa relation aux populations, aux dépens de sa propre santé.
Cet homme de confiance permet à Paul VI, en le nommant Secrétaire d’État en 1969, de confirmer la volonté d’internationalisation de la Curie romaine. Les difficultés ne manquent pas, et le cardinal Villot aura à intervenir au premier plan de la politique internationale du Vatican : il ouvre des relations diplomatiques avec 25 pays et cherche à nouer des relations avec les états marxistes.C’est lui qui se retrouve, de fait, responsable de l’Église à la mort de Paul VI. Il préside donc l’ouverture du conclave. Une profonde amitié s’épanouit avec le nouveau pape Jean-Paul 1er : «J’ai vécu auprès du pape Jean-Paul une expérience ecclésiale unique, d’affection et de confiance»,mais cela ne dure que 33 jours !
La mort brutale du pape et la préparation difficile du nouveau conclave sont une lourde épreuve. Jean-Paul II lui demande de rester quelques mois, le temps de lui trouver un successeur. Ce genre de chose ne s’improvise pas, mais la santé fragile du cardinal usé et le rythme du jeune pape débouchent sur une aggravation brutale d’une double pneumonie. Il meurt le 9 mars 1979.
Sa devise était « Auxilium a Domino » (Le secours vient du Seigneur).MONSEIGNEUR VILLOT

 

 

 

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