Les Chroniques

OPPIDUM DES CÔTES DE CLERMONT

Journal le SALUT PUBLIC DU 31 mars 1933

L’oppidum
des côtes de Clermont

Demain, M. Maurice Busset donne à Lyon une conférence sur sa découverte.

La découverte par M. Maurice Bussct d’un oppidum gaulois sur le plateau des Côtes de Clermont. semble ouvrir une ère
de débats scientifiques qui nous promettent quelques à côtés pittoresques. Déjà un incident s’est produit qui n’est pas dépourvu de quelque fantaisie Deux graves fonctionnaires du ministère des Beaux-Arts ont été envoyés à Clermont pour étudier la question de savoir si le ministère devait, classer comme monuments historiques les constructions découvertes par M.Bussct. Les deux fonctionnaires sont rentrés à Paris et ont remis au ministre un rapport déclarant qu’il n’v avait, pas lieu à classer. La fantaisie de ce voyage est que les examinateurs du ministère n’ont vu à Clermont ni M. Busset, auteur de la découverte, ni M. le recteur de l’Académie, ni M. Audollent, doyen de la Faculté des Lettres, éminent spécialiste en recherches sur les antiquités arvernes. Espérons du moins que les enquêteurs auront visité les côtes de Clermont. Cette petite aventure indique que nous tenons,avec les côtes de Clermont un Glozel de grande envergure. Gare aux procès entre
‘les côtes et Gergovia* !Ces prévisions redoublent l’intérêt de la conférence qui doit faire demain soir, samedi, au grand amphithéâtre do l’Université de Lyon, quai Claude-Bernard, M.Maurice Busset . M, Maurice Busset n’est pas un pâtre qui aurait trouvé au hasard des cailloux intéressants pour les savants. Il est un savant en même temps qu’un artiste. Il est un universitaire. Et il a consacré sa vie à des recherches sur les vestiges de la lutte qui se livra en Auvergne entre Jules César et Vercingétorix. Il a étudié cette lutte dans les « Commentaires » tout en en recherchant les traces sur les plateaux des environs do Clermont. C’est donc un homme armé pour la discussion qui va nous parler de Gergovie. Ajoutons que les travaux antérieurs de M. Maurice Busset, sont grandement appréciés par les savants clermontois. Enfant de l’Auvergne, M. Maurice Busset, dès sa jeunesse, consacra son talent de peintre et de dessinateur aux aspects de son pays. Son œuvre artistique est considérable. Il devint professeur de Lycée et, après un passage au Lycée Henri IV, revint à Clermont, pour y prendre les fonctions de conservateur du Musée.Depuis longtemps, la vérité officielle—qui peut fort bien être la vérité — place l’oppidum de Gergovie où César fut mis en échec par Vercingétorix, sur un plateau situé à cinq kilomètres au sud de Clermont. Nos lecteurs savent comment la découverte par M. Busset d’une véritable ville sur le plateau des Côtes do Clermont, à deux kilomètres au nord do la ville, amène beaucoup de savants à se poser la question. « L’oppidum découvert par M. Busset ne serait-il pas Gergovie, plutôt que les maigres vestiges qui ont donné son titre au Gergovie officiel ? »Ce n’est, pas d’hier que M. Maurice Busset travaille sur les Côtes de Clermont. Il y a. deux ans, chargé d’exécuter pour la nouvelle Préfecture du Puy-de-Dôme une série de fresques, M. Maurice Busset voulut consacrer une de ces fresques à la bataille de Gergovie. Il voulut s’entourer de toutes les certitudes archéologiques possibles. Il étudia le plateau de Gergovie et y chercha vainement vestiges de forteresse ou de bataille.Au cours d’une excursion sur le plateau des Côtes de Clermont, en mars 1932, M.Busset remarqua un éboulement de talus pierreux. Il vit ensuite que cet éboulement avait mis à jour des chambres coniques.

Ayant déblayé l’intérieur des voûtes de ces chambres, l’artiste découvrit des. objets de poterie.M. Busset fit part de ses découvertes àM. Audollent, doyen de la Faculté des Lettres de Clermont, dont l’autorité est grande, en matière d’antiquités arvernes et romaines. Encouragé par le savant,l’artiste poursuivit ses recherches. Elle sont abouti à la mise à jour de cet ensemble do constructeurs de fondations, demurs, qui représentent une ville qui fut habitée et entourée de fortifications. Des monnaies, des fragments de céramique permettent de dater l’époque ou cette salle cessa d’être habitée. Cette date coïncide avec la guerre des Gaules.
Quel rôle. M. Maurice Busset attribue t-il à la cité qu’il a découverte ? En fait-il Gergovie avec certitude ? Envisage-t-il quelque autre hypothèse ? C’est ce que les Lyonnais apprendront de lui, en même temps qu’il les instruira, par sa conférence et par des projections, des détails surprenants de ses découvertes.

LA VÉRITABLE AUVERGNE

EXTRAIT DU SITE DES LYONNAIS DE PARIS « PARIGONES »

Chacun sait que la France, c’est Lyon, avec deux ou trois choses autour. Dans les choses en question, il y a l’Auvergne et sa vieille magie à la portée de tous. Dont je ne me suis toujours pas remis.

L’Auvergne ne fait plus peur. On imagine un long pays un peu ennuyeux, parsemé de pneus Michelin, de vieux Présidents, de statues de Vercingétorix et de musées du volcan. On y croit les gens un peu bêtes, parce qu’ils se gênent devant les visiteurs. L’Auvergne évoque l’eau minérale en bouteilles de 2 litres. Elle sent le tourisme vert, la montagne à vaches, et l’œuf dur au fourbe tempérament, celui qui étouffe le randonneur à l’heure du casse-croûte.

Ce n’est pas la véritable Auvergne. La vraie, je viens de la retrouver dans les pages d’un vieux roman d’Henri Pourrat, Gaspard des Montagnes. Elle est dure, froide et dangereuse. Les sapins n’y font rire personne. On ne sait pas ce qui peut sortir du bois. Les mendiants peuvent cacher un couteau. On s’y tue dans la neige, sous les cris des corbeaux, vers la Noël.

La vie y coule tranquillement – c’est-à-dire avec sa dureté de pierre des volcans, noire et sèche comme un ordre d’exécution. La douceur y est rare. C’est un monde qui se bat contre tout, et au passage contre lui-même. Gaspard des Montagnes s’y promène encore, avec sa besace, son bâton et son chien qui va.

Gaspard, c’est un livre solide, plein de chaleur, de compagnie et de contes de bonne femme. Il se déroule d’Ambert à Olliergues, le long de la Dore et des moulins des papetiers, ou dans les burons des hauteurs. Tout ce qui en sort surprend, parce que tout est à la fois proche et familier, comme une ombre qu’on devine, encore lointaine. Nous avons tous un peu d’Auvergne quelque part, que le livre ranime. Il brille doucement dans le noir, comme un brandon dans l’âtre, et il laisse heureux comme lorsqu’on était enfant.

« La vieille histoire sans bon sens, et qui n’a ni père ni mère, se lève de l’ombre et s’emmêle au bavardage des veillées. On a parlé de cinq ou six, aux yeux vifs, aux lèvres mouillées, d’une au grand cœur ; de vingt garçons, d’un surtout… »

La Vieille y raconte l’histoire de Gaspard et d’Anne-Marie, au temps du Grand Napoléon. La pauvre Anne-Marie, pour avoir coupé deux doigts d’un bandit introduit dans la maison de son père, grandit sous un ciel d’orage, protégée par le courage et l’amour inavoué de son cousin. Passent en fond, comme un décor, la Révolution, le Premier Empire et les Cosaques qui vinrent camper jusque là, une fois l’Empereur exilé. Que dire de Gaspard ? C’est l’homme têtu, la nuque roide, avec ses ruses et ses rires, ses farces et ses envies de meurtre, ses amours sans espoirs et ses haines tenaces, son goût de la farce et son instinct de vengeance. Toutes les tortures d’une âme droite qui cherche la route la plus juste, mais sait aussi qu’on ne lutte pas contre tout ce qui remue sous la pierre. Il déborde de sa peau, il n’y tient plus, il est trop grand pour lui-même. Il remplit tout un roman.

Pourrat a écrit ces mille pages, qui valent toutes les Iles au Trésor, en gobant des œufs crus, pour ne pas mourir de la tuberculose. On croyait que c’était un remède qui ralentissait un peu la chose. Il devait toujours passer le lendemain. Ses voisins l’appelaient le « pas-pressé ». Il vécut jusqu’à 72 ans, en enterrant ses deux frères. Il est simple – sans naïveté, sans mièvrerie, ce qui est le plus difficile. Il sauve le monde par l’amitié, comme Jules Romains, comme Louis Pergaud.

« Ce que nous n’avons pu faire, eh bien, que nos amis sachent le faire pour nous ».

Il y a là une telle douceur simple, dans la façon d’accepter la vie, qu’elle me touche et me met aux yeux les larmes d’un enfant. Il enseigne qu’on ne peut pas tout, et que ce n’est pas si grave. Il parle de la nature et de l’amitié. Il fait tenir Virgile dans un fromage de chèvre, disait Vialatte.« Va maintenant, va, vieille histoire, descends des plombs et des soixante puys, de ces pays d’air bleu, de pierre noire, pays du peuple aux os durs, nos pays. Va vers ceux là que l’Auvergne accompagne… ».

En juillet ou en août, peut-être, j’irai marcher vers Montfanon, vers Pierre sur Haute, vers Surmontargue. Je serai seul avec l’Auvergne. J’irai rôder autour de Chènerailles, la maison aux sept portes. Je pourrai me raconter ces contes et ce pays comme j’en ai envie, sans façon, comme on mange dans la cuisine de sa famille. Plus le vieux temps s’éloigne, plus il est un songe. J’irai bien rêver un peu à sa rencontre. Et je vous laisse volontiers à toutes vos Espagnes, à tous vos Eldorados.

Padre Pio

AUVERGNE DE LYON CARDINAL VILLOT

Article paru dans le Journal lyonnais le SALUT PUBLIC le DIMANCHE 9 Février 1941 dans la rubrique  FÊTES ET RÉUNIONS

« L’AUVERGNE DE LYON »

Dimanche dernier, la très ancienne société régionaliste qu’est « l’Auvergne» réunissait à l’église Saint-Bonaventure.ses nombreux sociétaires et amis, pour célébrer la mémoire des Auvergnats, décédés dans notre ville.
M. l’abbé Villot. directeur de la maison Saint-Jean et ancien secrétaire de Son Éminence dit la messe. A l’Évangile. M. l’abbé Girard,supérieur da séminaire universitaire, auvergnat comme l’abbé Villot, commenta éloquemment la devise de la Société :  » Toujours plus unis par l’accomplissement du devoir et du bien pour honorer la mémoire de nos ancêtres « , et évoqua la belle province dont les sanctuaires sont un témoignage de foi profonde,et confiante.
Remarqués dans la nombreuse assistance: M. Nougein, président de« l’Auvergne » et Mme entourés des membres du conseil d’administration: M. Deplat et Mme  M Therre et Mme: M. Montmaneix , M. Visseyrias, trésorier, Me- Besson et M. Harych,  secrétaires; MM. Robert , Paillet,  Borel ,Grain ,Gilbert, Allirol , Maugat administrateurs; M. Roux, substitut du Procureur général : M. Violle juge d’instruction ; MM. Rodde, pharmacien. Cavarroc, Cornogère, etc…

 

Extrait du site Histoire et PATRIMOINE DE LA VILLE DE SAINT AMANT TALLENDE

Jean-Marie VILLOT

Né le 11 octobre 1905 à Saint-Amant-Tallende et mort le 9 mars 1979 à Rome.
Cardinal secrétaire d’État de Paul VI, Jean-Paul 1er et Jean-Paul II de 1969 à 1979.
Ce fils unique perd sa mère à l’âge de 8 ans. Son père, Joseph fut maire de Saulzet-le-Froid de 1904 à 1920. Très tôt, cet enfant réservé pense au sacerdoce. Une partie de ses études secondaires se déroulent à Lyon (1923 – 1925). Puis il entre au séminaire des Carmes à Paris. Après son ordination sacerdotale le 19 avril 1930, il continue ses études à Rome et soutient un doctorat de théologie à Paris en 1934.
Mgr Pierre-Marie Gerlier, alors évêque de Tarbes et Lourdes, l’implique dans la préparation du Triduum de la Rédemption célébré dans la cité mariale en 1935. Celui qui est devenu le cardinal Pierre Gerlier ne l’oublie pas et lui confie la charge de professeur de morale à la Faculté de Théologie de Lyon et de directeur de la maison universitaire des prêtres.
Sa nomination au secrétariat général de l’épiscopat français nécessite des voyages à Rome. Il est alors en position d’intermédiaire et de conseiller dans les négociations préparatoires de normalisation des relations entre l’État français et le Saint-Siège.
Rapidement proposé comme évêque, il devint auxiliaire de Paris en 1954, en assumant toujours le secrétariat général de l’épiscopat. Le cardinal Gerlier le demande comme coadjuteur à Lyon. C’est à ce poste qu’il participe activement au concile où il est secrétaire général adjoint. Sa connaissance des milieux romains fait merveille.
Il est nommé cardinal lors du consistoire du 22 février 1965 avec le titre de cardinal de la Trinité des monts. En deux ans seulement de présence effective, il lance son diocèse dans les réformes proposées par le concile et élabore la création du diocèse de Saint-Étienne (effective en 1970).
Mais Paul VI a été séduit par ce français diplomate et organisateur. Dès 1967, il lui confie des responsabilités romaines (direction de la Congrégation du Concile, qui deviendra la Congrégation du Clergé en Août 1967) auxquelles il se donne sans compter. Il voyage beaucoup pour connaître la vie concrète de ce clergé dont il a la charge, se souciant de sa formation et de sa relation aux populations, aux dépens de sa propre santé.
Cet homme de confiance permet à Paul VI, en le nommant Secrétaire d’État en 1969, de confirmer la volonté d’internationalisation de la Curie romaine. Les difficultés ne manquent pas, et le cardinal Villot aura à intervenir au premier plan de la politique internationale du Vatican : il ouvre des relations diplomatiques avec 25 pays et cherche à nouer des relations avec les états marxistes.C’est lui qui se retrouve, de fait, responsable de l’Église à la mort de Paul VI. Il préside donc l’ouverture du conclave. Une profonde amitié s’épanouit avec le nouveau pape Jean-Paul 1er : «J’ai vécu auprès du pape Jean-Paul une expérience ecclésiale unique, d’affection et de confiance»,mais cela ne dure que 33 jours !
La mort brutale du pape et la préparation difficile du nouveau conclave sont une lourde épreuve. Jean-Paul II lui demande de rester quelques mois, le temps de lui trouver un successeur. Ce genre de chose ne s’improvise pas, mais la santé fragile du cardinal usé et le rythme du jeune pape débouchent sur une aggravation brutale d’une double pneumonie. Il meurt le 9 mars 1979.
Sa devise était « Auxilium a Domino » (Le secours vient du Seigneur).MONSEIGNEUR VILLOT

 

 

 

AUVERGNE . LES POULACRES de CHEYLADE

LES POULACRES

Extrait de enpaysgentiane le blog -EKLABLOG

Chaque année au mois de juillet, depuis 2009, le Comité des fêtes du village de Cheylade organise la Fête des poulacres, une manifestation culinaire qui rencontre un vrai succès. Mais alors, quel est donc ce curieux mets ? Est-il typiquement cantalien ou bien originaire d’ailleurs ?

Une référence à la Pologne

D »après François Juillard, qui a prêté sa plume pour le second numéro des Cahiers de Valrhue*, le poulacre ne serait en fait pas originaire de la vallée de la Petite Rhue mais de la vallée voisine de la Santoire et plus précisément de Lavigerie.

Le terme « poulacre » serait une dérivation du terme « polaks », désignant les Polonais. Jadis, les habitants du village de Dienne appelaient le secteur de Lavigerie « la Polona di Dienna » (la Pologne de Dienne). Non pas que des Polonais seraient venus habiter la partie haute de la vallée mais car celle-ci, située au pied du Peyre Arse et du col de Cabre, était un secteur très isolé et très enneigé en hiver et que cela rappelait un peu le climat et l’ambiance des pays de l’Est et en particulier de la Pologne.

Bref, il s’agirait d’une dénomination plutôt péjorative des gens du fond de la vallée vis-à-vis de ceux vivant dans la partie élevée.

Un plat à base de mouton

Le poulacre est un aliment confectionné à partir d’abats de moutons et ce secteur se prêtait particulièrement à l’élevage de l’animal. L’utilisation de ces abats pour faire des poulacres s’entend parfaitement, à une époque où l’on cherchait à tout utiliser dans l’animal et à gaspiller le moins possible.

Peut-être avez-vous une autre version ? Celle-ci tient en tout cas la route !

 

 

 

LES 100 ANS DE GASPARD DES MONTAGNES

LA SOCIÉTÉ DES AMIS D’HENRI POURRAT CÉLÈBRE

SITE à VISITER absolument  www.henripourrat.fr

LES CENT ANS DE GASPARD DES MONTAGNES

  » Le 7 octobre 1918, Henri Pourrat débutait l’écriture de ce qui deviendra

Les Vaillances, Farces et Aventures de Gaspard des Montagnes,

œuvre majeure de l’écrivain ambertois. Après un mois et demi de travaux préliminaires, Henri Pourrat entame ce grand chantier qui durera plusieurs années, jusqu’en 1931, date de parution des 4 tomes de Gaspard des Montagnes. Le manuscrit du premier volume, Le Château des sept portes, est envoyé au Figaro en septembre 1921 et remporte,en décembre, le 1er Prix littéraire du Figaro à l’unanimité. Colette, alors membre du jury, aurait déclaré à la lecture du texte ; « Que ça sent bon ! » Dès janvier 1922,Gaspard des Montagnes est publié sous forme de feuilleton dans Le Figaro.

Dans Gaspard chaque chose a un nom, chaque fleur, chaque animal, chaque outil,chaque geste de la paysannerie… Chaque route, chaque lieu existent sur les cartes IGN du Livradois… Les personnages sont nombreux… Ça sent le serpolet, le foin, les sous bois, parfois l’étable et la saignée du cochon… On retrouve le goût du miel, du beurre sorti tout frais de la baratte, du pain, de l’huile de noix et des « soupes dorées » (le pain perdu) de l’enfance… On attrape le poisson à pleine main dans l’eau claire et froide de la rivière, entre les rochers… Les sapins, la lune, le vent sont comme des baromètres… ils annoncent ce qui va suivre : les peurs, les bagarres, les vengeances… mais aussi les farces, les bons mots, les chansons, les contes, les bourrées… et les amitiés fidèles, les amours vraies et contrariées, les soutiens indéfectibles… tout cela est dans Gaspard des Montagnes.

C’est « une histoire à cent histoires » disait Henri Pourrat. « Je suis parti d’un conte populaire, conte d’almanach, qui se retrouve dans toutes les provinces (J’en ai bien six ou dix versions) » : le conte de la main coupée .

Il disait aussi : « c’est une grande chose de nature, de paysannerie, d’émotion humaine. »Gaspard des Montagnes est régulièrement réédité par les Éditions Albin Michel. Il reste un moment marquant pour chacun de ses lecteurs. Outre le Prix littéraire duFigaro (décembre 1921), il a aussi reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1931.

Les 100 ans de Gaspard sont l’occasion pour les membres de la Société des Amis d’Henri Pourrat d’intensifier, durant 3 années, leurs actions en direction de nouveaux futurs lecteurs et d’activer des partenariats institutionnels, pédagogiques et littéraires. »

« Gaspard des Montagnes est régulièrement réédité par les Éditions Albin Michel. Il reste un moment marquant pour chacun de ses lecteurs. Outre le Prix littéraire du Figaro (décembre 1921), il a aussi reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1931.
Les 100 ans de Gaspard sont l’occasion pour les membres de la Société des Amis d’Henri Pourrat d’intensifier, durant 3 années, leurs actions en direction de nouveaux futurs lecteurs et d’activer des partenariats institutionnels, pédagogiques et littéraires. »

LE DÉCLIN DE LA SAUVAGINE

Extrait du journal Le Monde du 10 février 1970

Clermont-Ferrand. – Chaque année, à Montferrand – qui, après avoir été des siècles durant la cité voisine de Clermont et sa rivale, en est devenu un quartier, – est organisée une manifestation économique qui est, à coup sûr, une des plus anciennes d’Europe : la foire aux peaux de bêtes à fourrure, dite de la Sauvagine, dont l’origine remonte à l’époque médiévale.

Il fut un temps où les deux principaux marchés européens de la fourrure étaient la foire de Nijni-Novgorod et la Sauvagine de Montferrand. Celle-ci se déroule depuis des temps immémoriaux le vendredi précédant l’ouverture du carême : elle a donc eu lieu cette année vendredi dernier.

Cette manifestation, autrefois d’un haut relief, est loin d’avoir aujourd’hui l’ampleur de jadis. Sur les tréteaux dressés en arcs-de-cercle, sur la place de la Fontaine, les peaux de fouines, de putois, de blaireaux et de renards étaient amoncelées. Les transactions s’opéraient dans une atmosphère empuantie par les senteurs fauves des peaux séchées. Celles-ci étaient si tenaces que le vent d’ouest, toujours très vif, ne pouvait parvenir à les dissiper. Jadis, vendeurs et négociants étaient à pied-d’œuvre dès la veille de la foire et ils ne s’en retournaient généralement pas avant le lendemain. Les importants  » messieurs  » du négoce, souvent étrangers, reconnaissables à la traditionnelle blouse blanche protégeant leur costume de ville, représentaient pour l’hôtellerie locale une clientèle de choix

Le spectaculaire renouveau enregistré immédiatement après la guerre n’a pas eu de lendemain, et le déclin de la Sauvagine s’accélère. Le téléphone permet maintenant des transactions sans déplacement. L’apport des fourrures provenant des bêtes d’élevage est énorme, et le nylon a détrôné le poil des blaireaux dans la fabrication de l’accessoire de toilette du même nom. Il faut bien dire aussi que le piégeage compte de moins en moins d’adeptes :  » l’homme des bois « , à la fois trappeur et braconnier, grand expert dans la capture des bêtes à fourrure, est un personnage qui tend à disparaître.

Cette foire à la Sauvagine que j’ai bien connue n’existe plus depuis plusieurs dizaines d’années.

 

 

AUVERGNE de LYON ÉLOGE DE LA CABRETTE

 CAMILLE GANDILHON GENS D’ARMES

CABRETTE GANDILHON GENS D ARMES montages

 
 

VIDEOS SUR AMBERT

 Voici quelques très intéressantes vidéos consacrées à Ambert et sa région.

 

SIVOM AMBERT – L’aventure du chapelet en Pays … – YouTube

 SIVOM AMBERT – film de Christel Gay – YouTube

 

SIVOM AMBERT – Le patia des jasseries Mme Denis – Film … –

 

SIVOM AMBERT – Le paysan et la faux Mr Costilhes – Film d

 

Rencontre avec Charles, berger de la montagne de Monthiallier

 

Jean LEBON, photographe originaire du Pays d’ Ambert …

 

Un métier mal connu, Patenôtrier (le fabricant de chapelet …

 

 

Vues d’Auvergne Bourbonnais Velay

Vues d’Auvergne est une série d’émissions thématiques dédiées à la région Auvergne. Mêlant vues aériennes et interviews menées par le journaliste Marc-Alexis Roquejoffre, chaque département est mis à l’honneur lors des différentes saisons.

(Si vous ne parvenez pas à ouvrir directement , passez par le moteur de recherches en indiquant « vues d’Auvergne et le sujet recherché »)

Le village de Salers par Vues d’Auvergne | J’aime mon …

Le Puy-en-Velay par Vues d’Auvergne | J’aime mon patrimoine

La Bourboule avec Vues d’Auvergne

La cathédrale de Clermont Ferrand

Vues d’Auvergne – La taillerie de Royat

Vues d’Auvergne – Le Viaduc de Garabit

Vues d’Auvergne – La Chaine Des Puys

Vues d’Auvergne – La Fôret de Tronçais

Vues d’Auvergne – Châtel Guyon

Vues d’Auvergne – La Chaise Dieu

Vues d’Auvergne – Vichy l’eau thermale

Vues d’Auvergne – Blavezy L’eau utile et protégée

Vues d’Auvergne – Le château de Bostz

Vues d’Auvergne – Les pistes Michelin et les sites de…

MARC Production – Émission Vues d’Auvergne au Chateau De Pontgibaud

Vues d’Auvergne, saison 2 – L’intégrale – YouTube

Vues d’Auvergne Saison 4 – YouTube

 Vues d’Auvergne – S5-E3 – Mont Mouchet – YouTube

Vues d’Auvergne – S5-E2 – Electrodrome Magnet – YouTube

Vues d’Auvergne – S5-E1 – Bel Horizon – YouTube

Vues d’Auvergne – S3-E5 – Le stade ASM, Marcel Michelin …

Vues d’Auvergne – S3-E4 – Châtel-Guyon, renaissance d’une …

Vues d’Auvergne – S3-E2 – Souvigny, haut lieu de l’histoire …

Vues d’Auvergne – S3-E1- La Chaise-Dieu, site casadéen et …

Vues d’Auvergne – S4-E4 – La Bourboule, ville d’eau dans le …

Vues d’Auvergne – Plans par drone au château de Saint Saturnin

 

 

 

 

 

 

 

 

MARIE MARVINGT, femme dans la grande guerre

Extrait de AUVERGNE CENTRE FRANCE

Marie Félicie Elisabeth Marvingt, née à Aurillac (Cantal) le 20 février 1875 et morte à Laxou (banlieue de Nancy en Meurthe-et-Moselle) le 14 décembre 1963, surnommée « la fiancée du danger », était une pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du siècle dernier. Licenciée en lettres et parlant sept langues (dont l’espéranto), elle était titulaire de trente-quatre décorations dont la Légion d’honneur et la Croix de guerre avec palmes.

Cette fille du Directeur des Postes de la Ville d’Aurillac pensait que les activités sportives étaient nécessaires pour la santé. Ainsi, elle multiplia les expériences de natation en rivière et en mer, fit de l’alpinisme dans les plus hauts massifs européens, devint championne de tir sportif, se lança dans le cyclisme, fonda une école de ski de descente et passa son brevet de chauffeur automobile dès 1914.

Clemenceau lui demanda d’organiser le ravitaillement à ski et l’évacuation des blessés dans les Dolomites durant la Grande Guerre. Passionnée de vol en ballon et d’aviation, elle obtint son brevet de pilote sphérique en 1901 et fut la troisième femme à posséder un brevet de pilote d’avion en 1910.
Persuadée que l’aviation avait un rôle humanitaire à remplir, elle fonda l’aviation sanitaire, sauvant les vies de nombreux soldats durant la Première Guerre Mondiale. Bienfaitrice de l’humanité, Marie Marvingt détint le palmarès inégalé de 17 records sportifs mondiaux et 30 décorations (dont 16 étrangères).
Déguisée en homme, elle participa sur le front les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus, notamment dans le 42ème bataillon de chasseurs à pied. Finalement découverte, elle fut renvoyée dans ses foyers. Opiniâtre, elle demanda, et fut autorisée, avec l’aval même du maréchal Foch, à rejoindre le 3ème régiment de chasseurs alpins dans les Dolomites italiennes, et à œuvrer pour l’évacuation et la prise en charge des soldats blessés, en terrain montagnard. Intervenante volontaire pour la Croix-Rouge, elle assuma les fonctions d’infirmière de guerre et d’aide-chirurgicale de campagne.

Elle reçoit la croix de guerre en 1915, après avoir effectué la première opération de bombardement d’une cible militaire en territoire occupé en bombardant une caserne allemande à Metz, faisant d’elle la première femme au monde engagée dans l’aviation militaire et à effectuer des missions de combat aérien. Le 20 février 1955, pour son 80ème anniversaire, Marvingt accompagnée par un officier de l’U.S. Air Force vola au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique américain, le Mc. Donnell F-101 Voodoo, depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières, alors utilisée par l’US Air Force dans le cadre de l’OTAN.

La même année, elle passa enfin son brevet de pilote d’hélicoptères sur un SNCASO SO-1221 Djinn, unique hélicoptère à réaction opérationnel, ayant piloté nombre de voilures tournantes tout au long de sa vie sans jamais en avoir passé le brevet auparavant. En 1961, à l’âge de 86 ans, elle fit la boucle de Nancy à Paris.

À Nancy et dans sa banlieue, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas de Port, un gymnase et un lycée à Tomblaine ainsi qu’un gymnase à Ludres. À Aurillac, une rue, un gymnase et un aéro-club portent son nom. A Issy-les-Moulineaux, ville pionnière de l’aviation, une école maternelle porte son nom. Des rues portent son nom à Reims, à Aurillac et à Strasbourg , à Angers , Issoire , Cébazat , Gerzat , Aulnat  etc……

Une salle de la Préfecture de région à Lyon a été baptisée Marie Marvingt.

A Anse (rhône) existe une salle de sports Marie Marvingt.

En 2004, la Poste française a édité un timbre postal en hommage à Marie Marvingt…

Marie Marvingt , la reine de l’air ,  est citée dans l’excellent ouvrage de Jean Étèvenaux  « LES FEMMES DANS LA GRANDE GUERRE Entre consolation et émancipation. éditions du poutan.

MARIE MARVINGT