Les Chroniques

VIADUC DE GARABIT et presse ancienne.

Extrait du journal de l’Ain du 2 octobre 1882

LE PONT DE GARABIT (Cantal) sera une des merveilles des temps modernes.


Il n’aura pas de rival en Europe, car le pont jeté sur le Douro, en Portugal a 5 mè-tresjde moins d’ouverture et n’a que 75 mètres de hauteur, — tandis qu’à Garabit nous en avons 124.
Reliant deux montagnes séparées par un abîme où coule une rivière torrentueuse, le viaduc de Garabit a une longueur totale de 564 mètres. La partie métallique mesure 449 mètres.
Quanta la grande arche centrale qui est la partie la plus curieuse de cette construction, eue a — retenez bien ce chiffre — 165 mètres d ouverture.
Du sol de la rivière au rail, elle mesure, chiffre incroyable, – 124 mètres. Cette hauteur de 124 mètres permettrait aux tours de Notre-Dame de passer sous le pont de Garabit avec la colonne Vendôme placée au-dessus en guise de paratonnerre.
Combien dépensera-t-on pour la construction de ce fameux viaduc ?
Le devis estimatif porte trois millions de francs. La maçonnerie n’est pas moindre de 17.000 mètres cubes et le poids du fer s’élève à trois millions de kilogrammes.Pour aller de St-Flour à Garabit les voitures mettent environ 2 heures.
Garabit est situé dans la commune de Lou-baresse, canton de Ruines, à l’endroit ou le chemin de fer de Marvejols à Neussargues traverse la Truyère.

JOURNAL  LE SALUT PUBLIC DU 31 MAI 1880

CANTAL. — Le viaduc de Garabit.

On écrit de Saint-Flour, 28 mai :

Hier, a eu lieu l’ouverture officielle de la lignede Saint-Chely-d’Apcher à Saint-Flour, via Garabit.
Contrairement à ce qui avait été annoncé, la cérémonie d’ouverture a été très-sommaire et s’est bornée au   passage sur la section en question d’un train conduisant deux agents supérieurs de la Compagnie du Midi, MM. Arnaud,inspecteur de l’exploitation, et André, inspecteur principal.La Compagnie et l’administration se réservent,assure-t-on, pour l’inauguration de la ligne de Saint-Flour à Neussargues, qui doit avoir lieu très prochainement et à l’occasion de laquelle on donnera de grandes fêtes. Mais la population intéressée n’a pas voulu laisser passer la journée d’hier sans manifester sa curiosité et sa joie.Le temps, du reste, était admirablement beau, et la chaleur tempérée par le voisinage du Pic du Cantal, la plus haute des montagnes d’Auvergne,encore toute ouverte de neige. Aussi,dès l’après-midi, une foule considérable, venant
tant du côté de Saint-Chély-d’Apcher que d» côté de Saint-Flour, s’est dirigée vers le fameux viaduc de Garabit, qui était réellement la grande attraction te la journée et qui se trouve entre ces deux points.
Beaucoup de ces curieux sont montés dans le train pour juger de l’impression que l’on éprouve
à voyager ainsi à cent-vingt-quatre mmètres au-dessus du sol, et avec une vitesse de cinquante
kilomètres à l’heure. Cette impression n’offre d ‘ailleurs rien de particulier, si ce n’est que les objets du fond de la vallée . paraissent au voyageur singulièrement rapetissés, et que les gensne semblent pas plus grands que dos habitants de Lilliput, mais, par exemple, il n’a aucune conscience des trépidations du pont, et c’est bienà tort que certains s’imaginent le contraire.Beaucoup se sont installés dans la vallée de Garabit pour juger de l’effet produit par le passage du train sur le viaduc. Mais pour ceux-là aussi l’impression a été la même. Les objets vus de bas en haut, ont paru très-réduits dans leurs proportions. En somme, ‘la fête d’hier, quoique manquant un peu de panache, a été très-gaie etelle marquera pour ce pays, la date, non-seulement
d’un événement historique, mais même d’une journée réellement agréable et instructive dont des milliers de personnes garderont longtemps le souvenir.Le viaduc de Garabit, dont l’admirable exécutionest due à Monsieur Eiffel, sera certainement une des curiosités qui attireront les touristes dans notre département.

AUVERGNE LYON 2014 08 07 GARABIT SAINT FLOUR

 

AUVERGNE DE LYON et presse lyonnaise N° 2

JOURNAL LE SALUT PUBLIC 29 DECEMBRE 1892

Une Vaillante

La Société l’Auvergne, de Lyon, tenait dernièrement
son assemblée annuelle au Palais-
du-Commerce, sous la présidence de M,
Eugène Tallon (voir note par ailleurs ) , président de chambre à la
cour d’appel, ancien député du Puy-de-
Dôme. M, le général Raynal de Tissonière (voir note ci-dessous) ,
M. Gravier, secrétaire général pour la police,
et un grand nombre d’autres notabilités
y assistaient.
On nous communique le passage suivant
d’un discours très applaudi prononcé par
M. Durif, avocat à la cour d’appel. Pariant
des dévouements austères’ qui n’attendent
point ici-bas leur récompensa, l’orateur a
dit :
C’est le cas de quelqu’un de notre pays, dont
je ne puis me tenir de signaler la conduite et le
dévouement admirable. Écoutez plutôt :
C’était en 1870, il y a par conséquent vingt deux
  ans (il semble que c’était hier), dans une
petite commune que je connais bien, par là-bas,
du côté d’Issoire, une mère, une veuve, avait
deux fils. L’aîné, un enfant de 19 ans à peine,
était parti comme volontaire dans nos rangs de
l’armée de la Loire.A Coulmiers, à Marchenoir,
Orléans, à Salbris, partout il combattit vaillamment.
Atteint grièvement à la jambe par un obus,
on dut le transporter à l’ambulance. L’opération

fut pratiquée au-dessous du genou. Mal faite
elle dut être recommencée un peu plus haut. Le
mal fut tel que le pauvre garçon succomba. Sa
mère, accourue en toute hâte, ne put que recevoir
son dernier soupir. Le corps de son fils lui
fut rendu ; elle le ramena et l’ensevelit auprès
des siens. Après quoi, elle dit à l’enfant qui lui
restait : « Ton frère est mort pour une noble
« cause, il n’a fait que son devoir. Maintenant,
« à toi de faire le tien. » L’enfant comprit, et à
son tour il partit. Lui ne mourut pas, mais il se
battit bien, si j’en crois ce petit bout de ruban
jaune liséré de vert, qui orne sa boutonnière, par
la médaille qu’il porte, on ne la donne qu’aux
simples soldats qui l’ont gagnée sur les champs
de bataille, comme elle est la récompense suprême
des généraux qui ont commandé devant
l’ennemi.
Sa mère, aujourd’hui retirée à Lyon, est venue
ensevelir, dans une maison hospitalière de notre
ville, son deuil et ses regrets. Mais vous, qui
habitez par delà les ponts du Rhône, là-bas, loin
dans le faubourg, s’il vous arrive jamais de rencontrer
dans le grenier du pauvre, ou au chevet
de ceux qui soupirent, une petite femme, qui n’est
plus jeune, toute vêtue de noir, vous pouvez
saluer cette bonne Française, car elle est de notre
pays; seulement, ne lui dites pas que je vous ai
raconté son histoire, sœur Marie, qui a cependant
l’âme bonne, ne me le pardonnerait jamais.

——————————-

Philippe Baltazard Georges Raynal de Tissonnière

Né le 6/9/1833 à Theylade (Cantal), ce Saint Cyrien (promotion 1852-1854) sert au 80e régiment d’infanterie depuis janvier 1855, faisant campagne en Orient, en Italie et au corps d’occupation de Rome.

 Capitaine depuis 1862, sa brillante conduite à Gravelotte lui vaut une promotion comme Chef de bataillon  au régiment (le 24/8/1870).

Capturé à la capitulation de Metz, il poursuit une brillante carrière, terminant général de division Il pose ici comme général de brigade, commandant le département du Rhone (vers 1890). Il est mort en 1905.

.

AUVERGNE DE LYON et presse lyonnaise N° 1

Le quotidien Le Salut Public suivi de son titre complet Journal de Lyon. Politique, commercial et littéraire, a été fondé le 13 mars 1848 par le journaliste Charles-Désiré Bigot , des commerçants et des ouvriers républicains regroupés sous une société en nom collectif. Il se voulait un défenseur de « l’ordre dans la liberté », en référence à la révolution de février 1848 . Il était d’abord installé au 18 place de la Charité puis au 71 rue Molière, à Lyon . Il disparaît à la Libération. (source ;  Wilkipedia)

Ce journal a , au fil du temps , donné un certain nombre d’informations concernant notre association qui lui a survécu………

SALUT PUBLIC  du 14 MARS 1890

L’Auvergne. Les membres de la Société

l’Auvergne, association philanthropique

d’union amicale, de patronage et d’assis

tance, siège social, 6, rue de l’Hôpital, à

Lyon,’sont invités à souscrire pour eux,

leurs familles et leurs amis, au spectacle de

bienfaisance qui sera donné au profit de la

Société, dans la salle du Casino-des-Arts

rue de la République, 79, le dimanche 16

mars 1890, à deux heures de l’après-midi.

Prix des places. — Fauteuils ou chaises

numérotées, 5fr.; loges à quatre places, 15

fr.; loges à cinq places, 18 fr.; loges à huit

places, 25 fr.; première galerie ou pourtour,

2 fr.; deuxième galerie ou pourtour, 1 fr.

Les cartes d’entrées sont en vente à l’Agence

V. Fournier, 14, rue Confort

 

SALUT PUBLIC DU 3 février 1891

Les Concerts d’hier


Deux concerts très réussis ont été donnés dimanche
: l’un au Grand-Théâtre par l’Harmonie
lyonnaise, l’autre au Casino par la société « l’Auvergne.
»
Salle comble partout et succès également incontesté.
Dans la première de ces fêtes, la Philharmonique
du VI arrondissement, directeur M. Poulet,
prêtait à l’Harmonie son gracieux concours.
On a fait une véritable ovation aux artistes de
notre première scène. Le duo de Mireille, chanté
par M. Massart et Mmo Verheyden, un autre duo
par Mmcs Dauriae et Doux, deux airs chantés par
M. Noté, l’Hymne à l’Amour, par M. Tricot et une
fantaisie pour hautbois exécutée par M. Fargues,
ont été tout particulièrement l’objet des applaudissements
du public.
On n’a pas non plus ménagé les bravos à l’Harmonie,
qui a fait entendre, avec un exquis sentiment
des nuances, un chœur de Rillè, pas plus
qu’à la Philharmonique, dont les exécutants ont
vaillamment enlevé une ouverture de Wettge et
une polka pour piston.

Quant à la Société de secours entre enfants de
l’Auvergne, elle avait obtenu le concours de l’Harmonie
du 5e arrondissement pour la partie instrumentale,
et les morceaux exécutés ont donné lieu
à des applaudissements chaleureux. La partie vocale
était remplie par divers artistes et amateurs,
parmi lesquels nous devons tout spécialement signaler
Mrac Crozet, qui a chanté plusieurs morceaux
avec talent, et Mme Desehamps-Nixaw, dont
la voix chaude et le style excellent ont interprété
à merveille l’air de Paul et Virginie, dans
lequel on a retrouvé les bonnes traditions de M.
Holtzem, son professeur.
Deux saynètes, dont le Misanthrope et l’Auvergnat,
ont permis aux artistes des Célestins de se
tailler un beau succès dans un programme déjà
très nourri.

 

SALUT PUBLIC du 2 juin 1891

La Fête de 1′ « Auvergne »


La Société « Auvergne », association
philanthropique d’union amicale, de patronage
et d’assistance entre compatriotes des
départements du Puy-de-Dôme, du Cantal,
de la Haute-Loire et de la Creuse donnait,
hier, au Palais-d’Eté, à Monplaisir, son troisième
banquet annuel.
M.Tallon,avocat général, présidait, ayant
à ses côtés MM. J.-B. Poncet, président de la
Société des Beaux-Arts de Lyon ; Boyer,
Clair, Debiton, Teyssèdre, Paufique, Renoua,
Brenas, Bos,etc. Plus de deux cents
convives assistaient à ce banquet fratèrnel.
Des toasts ont été portés par M. Tallon,
qui a constaté que la Société comptait, il y à
trois ans, vingt-deux membres et en compte
aujourd’hui plus de huit cents, et bu à l’Auvergne
; MM. Debiton et Renoud ont; adressé
leurs félicitations aux organisateurs.
Au sortir du banquet, les convives ont
dansé la bourrée traditionnelle aux sons de
la musette, puis on s’est rendu dans les jardins
pour assister au départ d’un ballon lumineux,
portant : Aux Enfants de l’Auvergne.
 » Cette très agréable soirée s’est terminée
par un concert improvisé.

SALUT PUBLIC  du 22 janvier 1892

L’Auvergne â Lyon


Paris compte aujourd’hui d’innombrables
sociétés philanthropiques ou littéraires qui
groupent tous les originaires d’une même
province et les réunissent une ou plusieurs
fois par année en un dîner fraternel. La
province et les pays de |langue d’oc sont re
présentés par la Félibrige, la Cigale, et la
Sartan, la Normandie est représentée par la
Pomme, la Bretagne a le dîner celtique, etc.
Nous voyons avec plaisir se fonder à Lyon,
peu à peu des sociétés semblables,notamment
les Savoyards, Franc-Comtois, Dauphinois,
Auvergnats. La colonie auvergnate de Lyon,
notamment, est maintenant fortement organisée.
Elle a fondée unè Société : l’Auvergne,
qui marche fort bien; elle donne des banquets
et des fêtes; enfin elle à son journal,
l’Auvergnat de Lyon.
l’Auvergnat de Lyon ne paraît que mensuellement;
mais il espère grandir et devenir
rapidement hebdomadaire comme son
frère aîné, l’Auvergnat de Paris. C’est, du
reste, le succès de Y Auvergnat dé Paris qui
a donné à la colonie auvergnate de Lyon la
pensée d’avoir, elle aussi, son organe.

DRAPEAU AUVERGNE à la basilique de Fourvière

L’AUVERGNE à FOURVIÈRE

AUVERGNE LYON 2016 10 15 FOURVIERE -DRAPEAU

EUGENE TALLON – AUVERGNE DE LYON

Voici quelques informations sur le fondateur de la société L’AUVERGNE DE lYON .

Charles , Genest , Eugène TALLON ,  est le  philantrope distingué dont il est question à la« une » du premier numéro de l’Auvergnat de Lyon à la rubrique « notre programme ». (voir ci dessous  )

Fondateur et premier président de la société « l’Auvergne de Lyon » , Eugène Tallon est né le 21 mars 1836 à Riom. Il était le fils d’Annet tallon , avocat principalement d’Assises , qui abandonna sa charge lorsqu’il fût élu maire de Riom.

IL se fit inscrire au barreau de Paris où il avait été reçu avocat, fut secrétaire de M. Victor Lefranc de 1857 à 1861, et revint comme avocat dans sa ville natale.

Il a épousé le 12 janvier 1865 Jenny Gabrielle de Peyramont fille d’un conseiller à la Cour de Cassation et sénateur de la Haute-Vienne .

Elu, le 8 février 1871, représentant du Puy-de-Dôme à l’Assemblée nationale, le 7e sur 11, par 47 185 voix (96 000 votants, 170 401 inscrits), il siégea au centre droit, parmi les orléanistes, fut secrétaire de la 2e commission des Trente, prit part à la discussion :
- sur la loi municipale,
- sur les impôts nouveaux,
- sur l’enregistrement.

Il déposa des rapports sur les travaux publics, sur le droit de pétition, sur l’organisation de l’Assistance publique, sur le travail des femmes et des enfants dans les manufactures, fut membre et secrétaire de la réunion Saint-Marc-Girardin, membre de la réunion Féray, signa (24 mai 1873) l’amendement Target qui mit Thiers en minorité, et, en février 1875, dans la discussion des lois constitutionnelles, proposa, sans succès, de former un Sénat de trois cents membres, dont un tiers élu par les conseils généraux, un tiers nommé par l’Assemblée, et un tiers désigné par le président de la République parmi les membres des corps électifs, de l’Institut, et les hauts fonctionnaires.

l a publié plusieurs documents notamment sur Cinq Mars et les origines de la presse sous Richelieu ainsi que des brochures sur la propriété littéraire.

Battu en 1876 il se retire de la vie publique , est radié du barreau et entre dans la magistrature comme avocat général à la Cour d’Appel de Lyon .

En 1878 il prononce le discours à l’audience de rentrée de cette Cour : «  les anciennes corporations et métiers d’art à Lyon ».

En 1890 il se fait asseoir et devient président de chambre  .

Comme l’indique le dictionnaire des Parlementaires français « il ne se désintéressait pas de sa petite patrie auvergnate puisqu’il représenta au Conseil général du Puy de dôme le canton de Manzat de 1871 à 1881 et de 1889 (année de création de la société l’Auvergne de Lyon )  à 1898

Il était chevalier de la légion d’honneur et officier de l’instruction publique

Il est décédé à Lyon le 24 novembre 1902 , sans doute à son domicile 2 rue Laurencin . Il avait perdu son épouse quelques années auparavant. Ses obsèques ont été célébrées à Lyon . Il a été inhumé au cimetière de Riom.

(Sources diverses : notamment  Bibliothèque Municipale de Riom , Dictionnaire des parlementaires ,archives dptales et mpales Rhône et Lyon)

 

AUVERGNAT DE LYON JOURNAL NUMERO UN

ICI COMMENCE L’AUVERGNE , ICI FINIT LA FRANCE – Col de Saint-Thomas

 

Le texte ci-dessous est extrait du site familial « groupement forestier du col de Saint Thomas ».

Il est signé René Barnérias qui faisait partie de la bande à l’origine de cette frontière .Sans doute en était-il même l’un des principaux meneurs avec son frère Maurice dit Nanou.

René , diplômé de l’école d’Horticulture de Versailles , a fait carrière……. dans l’Assurance , en qualité d’Agent général , à Thiers , prenant la succession de son père .

En parallèle Il fit également une carrière politique ; maire de Thiers , Conseiller général ,Conseiller régional , député de la circonscription Thiers-Ambert. .

J’avais partagé des crêpes avec avec lui en février 2011 , au col – versant français – dans sa chaleureuse maison , une huitaine de jours avant sa mort accidentelle en ce même lieu .

Les photographies ont été faites en août 2013 .

 

ICI COMMENCE L’AUVERGNE, ICI FINIT LA FRANCE

 

Frontière Franco Auvergnate ou pas ?
Non, a écrit le compétent historien régional Jean Canard.
Eh bien, il avait raison. Le panneau est devenu célèbre grâce aux médias mais aussi aux touristes qui surenchérissaient à qui mieux mieux quant à l’origine du texte.

Son succès fut tel qu’il fit la joie des collectionneurs qui l’enlevèrent une bonne dizaine de fois. Il a été à chaque fois remis en place.

Son origine date de l’été 1942. C’était l’occupation et si les adultes étaient inquiets, les ados ne l’étaient pas… La preuve…

Une vingtaine d’étudiants de Thiers – parmi eux les 2 frères Maurice (Nanou) et René Barnerias, NdlR – en pique-nique au Col St Thomas trouvèrent un sapin tombé, obstruant en partie la chaussée en terre battue et défoncée par les orages. Le passage ainsi réduit faisait un bornage naturel, d’où l’idée, non préméditée, d’en faire une douane. Il n’y avait plus qu’à signaler celle-ci par une pancarte. Un vieux panneau publicitaire fit l’affaire et un morceau de craie servit à l’inscription – plus tard, ils réalisèrent un panneau plus élaboré : cf photographie, NdlR.

A peine terminée, une camionnette à gazogène montant poussivement du côté Loire fut invitée par les « douaniers » à s’arrêter. Surpris le conducteur ne voulut pas participer au jeu. Visiblement paniqué, il accéléra pour dévaler côté Puy de Dôme. Les gamins médusés par son audace firent alors usage de leur révolvers à bouchons…

Peu de temps après, ils se retrouvèrent à la gendarmerie de Thiers pour de bonnes remontrances (un des gamins était fils d’un gendarme thiernois)…
Leur « victime » avait déclaré : « J’ai été attaqué au Col de St Thomas par des jeunes, sans doute d’un faux maquis. J’ai dû foncer dans la descente au risque d’avoir un accident et j’ai dû zigzaguer pour éviter les balles ».

La pancarte est toujours en place. Elle intrigue les touristes qui se demandent pourquoi cette frontière : ils font les suppositions les plus étranges.

René Barnerias

NdlR : la pancarte actuelle est moins naturelle et spontanée que celles réalisées par les auteurs originels. La citation a par ailleurs été modifiée (ajout du « Forez »).

En août 2013 le panneau en place était un reproduction agrandie de la très diffusée  carte postale de Debaisieux.
On franchit le col quand on va de Roanne à Clermont via Saint Just en Chevalet (Loire) et Chabreloche (Pdd) . On y trouve une construction :  l ‘auberge du refuge située sur la commune d’Arconsat (Pdd) dirigée depuis une cinquantaine d’années par un valdotain ….
Le fameux panneau , lors de l’unique passage du général de Gaulle en ce lieu , avait été enlevé par le service d’ordre.
  

AUVERGNE  COL SAINT THOMAS

 

AUVERGNE REGION 2013 08 17 COL SAINT THOMAS

LA RUE D’AUVERGNE A LYON

Extrait du site Rues de Lyon

que nous invitons vivement à visiter

Dans le deuxième arrondissement , la rue d’Auvergne est une courte rue droite, orientée nord sud, entre la rue Sainte Hélène et la place Ampère .

De part et d’autre, c’est un alignement de maisons anciennes, plutôt austères , de hauteurs disparates , dont le coté cossu ne transparaît que par la qualité des portes et la taille des portails d’entrée.

L’immeuble du n°12 est un peu plus décoré avec une tête terrible pour en défendre l’entrée.

Bernard comte d’Auvergne domina peu d’années Lyon et sa région jusqu’en 886, date à laquelle Boson reprit Lyon.Robert d’Auvergne fut archevêque de Lyon de 1227 à 1234. Charles II Bourbon, duc de Bourbonnais et d’Auvergne, né en 1434, mort en 1488 fut à son tour archevêque et cardinal.Robert d’Auvergne était archevêque en 1316 lors de l’élection de Jean XXII à Lyon.Guy de Boloigne était comte d’Auvergne, il est devenu cardinal de Lyon en 1342.La commanderie à Saint Georges a été le siège du grand prieuré d’Auvergne, le chapitre s’y tenait tous les ans jusqu’à la révolution.Henri Oswald de la Tour d’Auvergne a été abbé d’Ainay et Cardinal, il est mort le 2 mai 1758. C’est lui le seul dédicataire, en 1738, il a vendu les terrains permettant de tracer la rue d’Auvergne.

L’Auvergne est voisine , à l’ouest , de Rhône Alpes. L’étymologie de sa ville principale, Clermont est sensiblement la même que celle de Lugdunum, colline lumineuse.

Dans l’antiquité, le quartier était celui des entrepôts, on y a trouvé une mosaïque romaine.Au moyen âge, il était occupé par les jardins de l’abbaye d’Ainay.Aux 17e et 18e siècles il y a eu une prison à l’angle de la rue Sainte Hélène.La rue a été tracée en 1738 sur les terrains vendus par l’abbaye.Au n°6, une plaque indique la maison où le poète Charles Baudelaire a vécu de 1832 à 1836.On y trouve divers commerces.

 

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