Les Chroniques

SAINT AMANT TALLENDE :VISITE ET RANDONNÉE

Notre ami Paul guidera des visites du vieux village de Saint-Amant-Tallende ( 10 km au sud de Clermont-Ferrand) les vendredi 31 juillet et 7 août. Départ à 17 h 30 devant l’église, où il y a un parking gratuit. Durée d’environ 1 h 30. Visite suivie d’un verre convivial. C’est gratuit et il est inutile de s’inscrire.

Notre ami Paul  guidera des randonnées pédestres autour de Saint-Amant-Tallende les mardi 28 juillet et mercredi 5 août. Circuit autour du puy de Peyronère. 12 km. 300 m de dénivelé. Découverte de beaux panoramas, du château de Travers et des villages de Saint-Sandoux et  Saint-saturnin. Départ à 9 h devant l’église de Saint-Amant-Tallende. Retour vers 13 h. C’est également gratuit et sans inscription.

Pour tous renseignements merci de contacter le secrétaire par courrier électronique (voir bas de page accueil à gauche) .

 

 

 

AUVERGNE de LYON ÉLOGE DE LA CABRETTE

 CAMILLE GANDILHON GENS D’ARMES

CABRETTE GANDILHON GENS D ARMES montages

 
 

LE MONT DORE par LOUIS BATISSIER

LE MONT DORE DANS LE CENSEUR DU 7 JUILLET 1841 VIA SITE NUMELYO BM LYON

Source numelyo – bibliothèque numérique de Lyon chapitre Presse

 

 

 

POEMES ARVERNES De gandilhon Gens d’Armes

Extraits des poèmes Arvernes , le Chant des Auvergnats et le Chant des sept pays (les sept départements membres de la ligue auvergnate et du massif central ) composés par Camille Gandilhon Gens d’Armes  et mis en musique par Joseph Canteloube .

 

 

GENS  D4aRMES

AUVERGNE LE CHANT DES SEPT PAYS

C. GANDILHON GENS D’ARMES – SAINT-FLOUR CITE DU VENT

POEME DE CAMILLE GANDILHON GENS D’ARMES 

Salut à toi, Saint-Flour, âpre cité du vent !
Ce vagabond de la planèze désertique
T’aime d’un vieil amour farouche et décevant,
O guerrière qui meurt sur ton roc basaltique.

Depuis les sombres soirs jusqu’au soleil levant,
Il rôde aux carrefours, ton amant fantastique.
N’entends-tu pas claquer, lorsqu’il va s’énervant,
Aux angles de tes murs, son manteau frénétique ?

N’entends-tu pas sa voix brutale et ses sanglots
Et sa plainte pareille à la plainte des flots ?
Ah ! C’est qu’il t’a connue au temps où tu fus belle.

Et dans le plein orgueil de ton rude destin
Lui qui ne vieillit pas, s’afflige à ton déclin ;
Le Vent pleure à jamais ta gloire, ô Citadelle !

Puisqu’on l’oublie, eh bien ! Je la dirai, ta gloire,
Sentinelle perdue, indomptable cité,
Vingt sièges, cent assauts jalonnent ton histoire,
Ce miracle d’Auvergnate ténacité.

Anglais sournois, routiers surgis par les nuits noires,
Bandits, barons pillards, huguenots révoltés
T’ont forgé, maille à maille, un collier de victoires,
Non, pas une défaite, et pas de lâchetés !

Ton air salubre était irrespirable aux traitres.
Tu gardais pur le sang des Celtes, tes ancêtres ;
Nul ne te prit jamais de force, que le vent !

Comme un lac montagnard qu’emplit l’eau des orages,
La coupe de tes murs débordait de courages,
Saint-Flour ! Je te salue, âpre Cité du Vent !
 

Biographie  ci-dessous avec  l’aide  très précieuse de l’ouvrage du Majoral Noël Lafon  Ecrits occitans cantaliens , de Wilkipedia et autres documents.

 

Camille Gandilhon Gens d’Armes est né à Murat le 2 février 1871 mais a vécu son enfance à Lavigerie . Son père était un terrien autodidacte qui avait constitué une bibliothèque de près de 800 ouvrages.

Après ses études primaires et secondaires , il intègre le prestigieux lycée Henri IV où il a pour condisciples , notamment , Alfred Jarry et Charles Péguy et pour professeur Henri Bergson. Il fréquente le quartier latin et approche Verlaine ,Paul Fort , Appolinaire. Il poursuit ses études supérieures de lettres à Clermont , Bordeaux ,Paris et Berlin , puis devient professeur à l’ESC de Paris puis attaché à l’agence Reuter de Londres . Il avait de solides connaissances en anglais , allemand , et en droit. Pendant la guerre de 14 il fût interprète militaire de réserve. A la fin de la guerre il devient secrétaire-traducteur et interprète au conseil municipal de Paris jusqu’à sa retraite en 1936. Il revint s’installer en Auvergne , à Aurillac , en 1939. Il est décédé à Bordeaux le 22 juillet 1948 suite à une opération chirurgicale.

Il a fait de très importantes traductions de l’allemand et de l’anglais. Attiré très tôt par la poésie , il composa de très nombreux poèmes qu’il fit paraître dans revues et journaux divers dont la Veillée d’Auvergne -il a contribué à son lancement – et la Croix du Cantal. Il est l’auteur de deux recueils ; les Poèmes Arvernespubliés en deux tomes en 1927 et 1932, primés par l’Académie des jeux floraux de Toulouse et couronnés du Grand Prix de poésie Fabien Artigue.

Il était un conteur et un orateur de grand talent. Il connaissait la langue d’Oc qu’il avait appris enfant. Critique littéraire il fait connaître dans la Veillée d’Auvergne les études régionalistes et y lance un appel pour la création d’une maintenance félibréenne d’Auvergne.

Il écrit une multitude d’articles et cosigne des ouvrages avec ses amis Victor Fonfreide -peintre de l’école de Murol – Henri Pourrat et Jean Aljabert.

Durant 25 ans ans il tiendra une chronique littéraire dans l’Auvergnat de Paris faisant la promotion des œuvres de l’Auvergne au sens large , inséparable du Limousin , du Rouergue et du Quercy.Il y encourage les jeunes talents : Henri Pourrat , Raymond Cortat, Marie-Aimée Méraville et Alexandre Vialatte .

Avec le compositeur Joseph Canteloube il a sauvegardé de nombreux chants du folklore auvergnat : Le Chant des auvergnats et des chants et danses pour la Bourrée de Paris, dont il fut l’un des promoteurs et qui lui doit son nom.

L’écrivain Félix Bonafé a dit à son sujet : « Quand il déclamait, sa voix résonnait comme un cor. Dans ses récitations, pas un seul vers n’échappait à l’auditeur. Trois figures se distinguent de lui :
- Le critique : François Raynal estimait son œuvre à 25 volumes : lecture et critique de toutes les œuvres régionales. Grâce à lui L’Auvergnat de Paris se fit le dépositaire des archives du régionalisme. Aux côtés de la famille Bonnet, il a hautement contribué à défendre la grande cause auvergnate.
- Le moraliste : son œuvre porte le témoignage des grandes vertus humaines. Il est chrétien, ancestral, chevaleresque, patriote. Il aime la famille et le travail.
- Le poète : sa production poétique fut celle d’un patient ouvrier. On croirait ses sonnets classiques burinés dans le basalte de ses montagnes.

Le concernant , les épithètes n’ont pas manqué : barde, héraut de l’Auvergne , chantre de la montagne cantalienne , arverne capital……………..

Il est enterré dans le cimetière de Lavigerie . Une plaque sur sa tombe rapporte ses derniers mots  Mes chers enfants quand je mourrai ramenez-moi où sont morts tous les miens , là haut sur la montagne . Je veux mon humble église et l’agreste horizon où ma race a suivi la marche des saisons .

Son buste réalisé par le sculpteur Jean Marie Camus se trouve sur une petite place à proximité de la cathédrale de Saint-Flour.

 

 

 

 

 

BAÏLERO de Marie Joseph CANTELOUBE DE MALARET

Cliquer sur

‘Baïlèro’ – Chants d’Auvergne – Frederica von Stade – YouTube

Pianiste , compositeur et musicologue , (Marie) Joseph Canteloube de Malaret (nom de la propriété située dans le Lot aux confins du Cantal) est né le 21 octobre 1879 à Annonay (ardèche) d’une mère cévenole et d’un père auvergnat et mort à Grigny (Essonne le 4 novembre 1957 ) ;

Durant sa scolarité il a fait un passage relativement bref à l’Institution Saint Thomas d’Aquin d’Oullins.

Dès l’âge de quatre ans et demi, il a pour professeur de piano Mademoiselle Amélie Daetzer, une amie de Frédéric Chopin qui se montrait « très jaloux de sa main gauche ». Après son baccalauréat, il travaille dans une banque à Bordeaux. Légèrement malade, il revient à la maison familiale à Malaret et, sa santé retrouvée, il décide d’entrer à la Schola Cantorum et devient l’élève de Vincent d’Indy et de Charles Bordes , l’ami de Déodat de Séverac d’Isaac Albéniz,  ,d’Albert Roussel.

Il s’impose en 1907 avec une Suite pour piano et violon, en quatre parties qui est jouée à la Société Nationale sous le titre Dans la montagne. De 1908 à 1923 il écrit diverses œuvres et compose les premièrtes séries des Chants d’Auvergne.

En 1926 , le Mas (trois actes dont il écrit le texte obtient les cent mille francs du concours Heugel). La première représentation a lieu à l’Opéra – Comique en avril 1929 .

L’amour de la terre natale lui inspire Vercingétorix avec un livret d’ Etienne Clementel , sénateur du Puy de Dôme (Maire de la ville de Riom) et Joseph-Henri Louwyck .

En 1929, il compose trois pièces pour orchestre Lauriers (ce sont des hommages à l’Auvergne) représentées le 22 février 1931 au Théâtre du Châtelet . De plus, il écrit un recueil des Chants de Haute Auvergne ; des recueils du Rouergue, du Limousin, du Quercy, des chants religieux d’Auvergne, l’Hymne des Gaules (sur un poème de Philius Lebesgue), une Pastorale roumaine sur un scénario et des thèmes populaires recueillis par Michel Vupesco.

 En 1925, il fonde La Bourrée, une filiale de l’Auvergnat de Paris. Cet organisme réunit de jeunes auvergnats, désireux de faire connaître le folklore et la beauté de leur région.

Parallèlement à (et en liaison avec) sa carrière de compositeur, il recueille un bon nombre de chants traditionnels auvergnats (et plus généralement français). Entre 1923 et 1930, il harmonise, d’une manière très adroite et spirituelle, trente airs de sa province natale. Il les conçoit alors pour une voix et orchestre et les publie ensuite sous le nom de Chants d’Auvergne .

Il lui fallut plus de trente ans pour mener à bien la constitution de son plus célèbre et admirable recueil intitulé : Chants d’Auvergne où l’on peut entendre un orchestre qui reflète les couleurs et les paysages auvergnats.

Dans sa biographie, Jean Bernard Cahours d’Aspry , raconte les circonstances dans lesquelles Canteloube avait recueilli, à la nuit tombée, l’air qui deviendra le thème de Baïlero : « C’était un soir de 1903, à la nuit tombante, dans la montagne qui domine Vic sur Cère . Il contemplait le majestueux paysage qui s’offrait à ses yeux, quand tout à coup s’éleva le chant d’une bergère qui lançait ses phrases à toute volée. Se gardant bien de se montrer, il commença à noter la mélodie, lorsque de très loin, comme portée par la brise qui se lève le soir sur la montagne, il perçut à peine perceptible, la voix lointaine d’un autre berger qui répétait le thème, à six kilomètres de là.

Interprété par de grandes cantatrices internationales, il semblerait que Canteloube soit bien plus connu hors de nos frontières que sur sa terre natale.

 

 

 

 

 

 

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