Les Chroniques

VIADUC DES FADES AUVERGNE

AUVERGNE viaduc des fades

Extrait loto du patrimoine

Le Viaduc des Fades, construit entre 1901 et 1909, constitue un ouvrage d’art exceptionnel. Il était, au moment de son inauguration, le plus haut pont du monde, toutes catégories confondues. Avec ses 132,5 mètres de hauteur (soit 10 m de plus que le viaduc de Garabit), il figure toujours en seconde position au palmarès mondial des ponts de sa catégorie. En outre, ses deux piles géantes de 92 mètres restent les plus hautes piles de pont en maçonnerie de moellons jamais construites.

Le Viaduc des Fades permet à la ligne ferroviaire Lapeyrouse-Volvic de traverser la profonde vallée de la Sioule.

L’ouvrage est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.

Avec la suspension de la ligne ferroviaire Volvic – Lapeyrouse en 2007, le Viaduc des Fades n’est plus utilisé. Par le passé et cela jusque dans les années 1980, le Viaduc a fait l’objet d’un entretien régulier, avec en particulier une remise en peinture décennale. Cet entretien, pourtant indispensable pour la pérennité de l’ouvrage n’a pas été assuré depuis plus de 30 ans par son propriétaire, RFF puis SNCF Réseau.

Le site du Viaduc des Fades, de par sa situation présente un intérêt autant patrimonial que paysager. En effet, l’ouvrage constitue un témoignage essentiel du savoir-faire en matière d’ouvrage d’art. Il se situe au cœur de la Vallée de la Sioule, vallée préservée et riche d’une biodiversité variée exceptionnelle. Le viaduc constitue un véritable trait d’union entre les territoires des Combrailles.

Cette vallée constitue l’épine dorsale des Combrailles, l’activité touristique a été au centre de son développement. Malgré de nombreuses initiatives, la vallée ne connait cependant plus la fréquentation qu’elle a pu connaitre il y a 30 ans.

En outre, le mauvais état du Viaduc, faute d’entretien, mais aussi de la ligne, particulièrement embroussaillée, constituent des handicaps forts pour la relance de l’activité touristique de la Vallée de la Sioule.

Aujourd’hui la ligne ferroviaire est suspendue, cela signifie cependant qu’elle reste, comme le viaduc des Fades qu’elle emprunte, la propriété de SNCF Réseau (et dans le domaine public).

 

 

MARQUE AUVERGNE aérogare de CLERMONT

AUVERGNE LYON 2019 03 07 MARQUE AUVERGNE VISUELS AULNAT

Auvergne de Lyon l’un des leaders de MARQUE AUVERGNE

La marque Auvergne, c’est : travailler la fierté et le sentiment d’appartenance, travailler avec et pour les entreprises et enfin, travailler en réseaux avec les Auvergnats, investis pour la réussite de leur territoire. Répondant à l’objectif de cette association de renforcer la visibilité du territoire auvergnat, la marque Auvergne a coordonné la réalisation d’un nouvel habillage intérieur de l’Aéroport Clermont-Ferrand Auvergne afin de valoriser cet outil d’aménagement, de développement et d’attractivité majeur pour l’Auvergne et essentiel au Massif Central. Une réalisation confiée à la marque Auvergne par le Syndicat Mixte de l’Aéroport Clermont-Ferrand Auvergne, qui fut le fruit d’un excellent travail partenarial avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme et Clermont Auvergne Métropole. Une nouvelle illustration d’un savoir-faire ensemble au service de l’Auvergne ! #TousAmbassadeursAuvergne

SAINT BONAVENTURE LYON

Guérison d’un enfant par Saint Bonaventure . Tableau de François Lombard (église Saint Bonaventure de Lyon ) peintre né à Clavières en 1605 et mort à Saint-Flour en 1689.

On lui doit également , entre autres , l‘Adoration des bergers , huile sur toile , église de Cheylade , le portrait de Jean de Fontenilles pdt du bailliage de Montferrand (vers 1630) musée d’art de Clermont et une Vierge à l’Enfant , tableau  malheureusement volé (toile découpée)  à l’église du Broc en 1980.

SAINT BONAVENTURE par François LOMBARD

 

 

 

USSON Vidéo

Usson – Puy de Dôme – YouTube

 

 

 

 

ASM C’est l’histoire d’un club.vidéo

L HISTOIRE D UN CLUB

 

 

 

Ce que les contes nous disent HENRI POURRAT

EXTRAIT DU JOURNAL LA FRANCE CATHOLIQUE DU 23 JANVIER 2019

par Jean Domaize

mercredi 23 janvier 2019

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a récemment remis à l’honneur les Fables de La Fontaine. On ignore qu’il est une autre œuvre plus proche de nous, plus facile et d’inépuisable richesse : Le Trésor des Contes, d’Henri Pourrat. à lire et à relire, pour les petits et les grands… En voici quelques clefs.

Il y a un trésor dans notre littérature. Il est peu connu. Et pourtant, très simplement, il s’annonce comme tel : Le Trésor des Contes d’Henri Pourrat. L’édition originale compte 13 tomes chez Gallimard, parus de 1948 à 1962 : trésor de 945 contes. Parce que ce sont des contes, on les croit destinés aux seuls enfants. Fâcheuse méprise : c’est une merveille pour les enfants, mais aussi pour les grands – comme les Fables.

Pour les enfants : c’est une œuvre qui leur apprend à lire et à écrire, qui les enchante et leur fait du bien. Peut-on en citer beaucoup d’autres dans la littérature du XXe siècle ? Pour les grands : le genre du conte a quelque chose de mystérieux. Il est lié à la parole, comme le mythe et la fable. D’elle il tient son origine et sa transmission ; par elle il remonte à la nuit des temps et recèle des secrets originels qui peuvent être des vérités.

On pense d’abord aux contes dits «  de fées  » ou contes merveilleux : des êtres, doués de pouvoirs magiques, transcendent la commune humanité et s’affranchissent des contraintes du réel. Ce genre de contes est rare. Onze seulement chez Perrault, contes du siècle classique, sages et policés. Il y en a beaucoup plus dans Le Trésor : peut-être un quart de l’ensemble. Les autres contes ne sont pas «  merveilleux  », ils touchent terre : contes de villages et de campagne, farces, bons mots, défis, paris, filouteries de foires, contes drôles dans la lignée des fabliaux. Mais aussi crimes des bois et des grands chemins, auberges sanglantes, contes de la peur et de la vengeance. Et rien n’est plus heureux que ce mélange de réel et de merveille, l’un et l’autre se faisant valoir tout à tour.

Ainsi faut-il en user avec Le Trésor des Contes. Il faut en multiplier les lectures. Une lecture, c’est un essai d’interprétation, comme pour un tableau : selon le point de vue, l’œuvre prend un sens nouveau, révèle des richesses cachées.

Le cahier annuel de la Société des amis d’Henri Pourrat (SAHP) vient ainsi de paraître, et il a pour titre Retour aux contes. Sous la responsabilité de Bernard Plessy, qui, dit-il, a appris à lire dans Les contes de la bûcheronne, c’est une excellente introduction à ce Trésor. Un texte éblouissant de Victor-Henry Debidour y montre les pouvoirs de l’homme qui sait conter – comme Homère à l’origine. Annette Lauras, la fille d’Henri Pourrat, raconte aussi la genèse du Trésor, telle qu’elle en fut témoin avec son frère Claude. À la suite de quoi, Bernard Plessy propose une «  lecture  » chrétienne des Contes, inspirée par H. Pourrat lui-même. Dans la Note initiale du premier volume, il semble se contredire. Ces contes, dit-il, ne sont pas tout chrétiens (première rédaction : pas tellement chrétiens). Trois lignes plus loin : «  si chrétiens pourtant  ». Sous une plume aussi maîtrisée que la sienne, que peut bien cacher cette volte-face ?

Les deux premiers chapitres de ce cahier explorent le cadre des contes. D’abord leur relation à l’espace par l’étude des comparaisons – un grand nombre est emprunté à la religion. Puis au temps, par l’étude du calendrier de l’année paysanne – toutes les références sont liturgiques, grandes fêtes et fêtes des saints. C’est une évidence : les contes tournent autour du clocher de la paroisse. Sont-ils chrétiens pour autant ? Non, certes. À l’image de la condition humaine, ils ne sont pas épargnés par le mal. Le troisième chapitre en montre les racines. Racine païenne d’abord : le Destin prive l’homme de toute liberté – c’est une source du tragique grec. La baguette de la fée, fille du Destin, en est l’image : elle jette le sort. Racine chrétienne : le Diable, moins spectaculaire, plus insidieux. C’est un ennemi de l’intérieur, il a investi le cœur de l’homme. Si les contes montrent les racines du mal, ils sont inépuisables sur ses effets. Le quatrième chapitre en décline toutes les manifestations, en remontant aux origines : un charbonnier et sa charbonnière, mis à l’épreuve par le roi, désobéissent comme Adam et Ève, un frère jaloux s’en prend à son frère comme Caïn. Les sept péchés capitaux (ou mortels) étaient le meilleur moyen d’en faire le triste inventaire : ils y sont tous.

«  Car ce monde est un monde de sang  », écrit Pourrat dans la belle his­toire de «  La Dame à la biche  ». Mais dans «  Le petit berger de moutons  », une autre voix répond, et c’est encore la sienne : «  Nous ne sommes pas de ce monde.  » Alors s’ouvre le chapitre de «  La Bonne Nouvelle  ». Dieu a voulu retrouver ses enfants perdus, et il leur a donné le moyen de revenir à Lui. Le Trésor n’est pas un catéchisme, mais cette nouvelle y est bien présente. Le jour où l’on a sonné l’angélus, les fées ont disparu, et maintenant c’est l’ange qui vole par les chemins. Le Destin a perdu son pouvoir ? Mais le Diable a conservé le sien. Alors les contes rappellent, en les mettant en œuvre, que les sacrements (sept comme les péchés capitaux) sont là pour nous délivrer du Mauvais. Voyez l’admirable conte des «  Enfants sans baptême  ».

À l’angélus et aux sacrements s’ajoutent les «  Bonnes Puissances  » du chapitre suivant. Ce sont les saints, ce sont les anges, c’est Notre-Dame. Saints de La Légende dorée, saints de France, saints des campagnes, saints de la Toussaint : c’est une grande partie de l’œuvre de Pourrat. Dans les contes, ils sont chez eux, car ils sont chez nous, de notre race pour parler comme Péguy.

Et au-dessus des saints et des anges, il y a Notre-Dame, avec «  Le clerc Théophile  » ou «  Le Jongleur de Notre-Dame  » (dans le conte il se nomme le Péquelé), ou tout proches de nous avec «  La Mongette  » ou «  La bergère muette  ».

Les contes sont à l’image de ce monde : il y a le mal, il y a le bien, tant de mal pour si peu de bien. L’œuvre d’Henri Pourrat pose ce qu’il appelle «  la grande question  ». Quel est le sens profond de tout ce qui existe ? Il n’est pas philosophe. Ni théologien. Il est homme de vision, qui naît de l’observation de la nature. Il voit qu’en elle tout monte, du minéral au végétal, du végétal à l’animal, de l’animal à l’homme – à l’âme. Que tout remonte : il y a eu la chute, mais la Création est restée fidèle. Elle donne l’exemple : des trois règnes elle se hausse vers le Règne. Et Pourrat voit aussi que l’homme qui suit le mieux cet exemple c’est le paysan, parce qu’il n’a pas rompu avec elle, qu’il la sert dans l’effort et la confiance, et qu’ainsi il monte avec elle.

Une seule citation parmi beaucoup d’autres : «  Car, oui, pour du vrai bon monde de campagne, il n’y a de fierté ni d’aise plus grandes que de tirer de peine qui l’on trouve dans la peine. Être chrétien, c’est cela : rien n’est plus beau sur terre.  » En est-il des signes particuliers dans Le Trésor ? Bernard Plessy en voit deux. D’abord la notion de «  haute chrétienté  » – qui n’est pas nostalgie d’une époque historique plus ou moins mythique, mais l’expression de la vie chrétienne quand elle touche à la perfection. Et les «  grandes mœurs  » qui en sont le fruit, aussi bien chez les petites gens que dans les grands domaines : que l’on songe aux «  Escures d’Anne-Marie Grange  ».

Voilà donc la révélation. Nous cherchions à louvoyer d’un terme à l’autre de l’apparente contradiction. Le secret, c’est de monter de l’un à l’autre. Beaucoup de contes sont loin d’être chrétiens, la plupart ne le sont pas tellement. Quelques-uns le sont pleinement. Élisabeth Leseur dit que toute âme qui s’élève élève le monde. Reprenons son mot : tout conte qui s’élève élève Le Trésor. Les contes sont bien «  un monde de sang  ». Mais il suffit qu’en un seul d’entre eux monte une âme de lumière pour que ce monde s’illumine de grâce.

C’est une lecture. Ainsi résumée, elle est ingrate, car son agrément vient des innombrables exemples qui donnent envie d’aller les retrouver dans les contes d’où ils sont tirés – et de savoir la suite ! Il est d’autres lectures possibles. Les contes sont inépuisables. C’est, dit Pourrat, «  la vie à mille chapitres de tout le vieux peuple d’Occident  ».

 

 

MARIE MARVINGT, femme dans la grande guerre

Extrait de AUVERGNE CENTRE FRANCE

Marie Félicie Elisabeth Marvingt, née à Aurillac (Cantal) le 20 février 1875 et morte à Laxou (banlieue de Nancy en Meurthe-et-Moselle) le 14 décembre 1963, surnommée « la fiancée du danger », était une pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du siècle dernier. Licenciée en lettres et parlant sept langues (dont l’espéranto), elle était titulaire de trente-quatre décorations dont la Légion d’honneur et la Croix de guerre avec palmes.

Cette fille du Directeur des Postes de la Ville d’Aurillac pensait que les activités sportives étaient nécessaires pour la santé. Ainsi, elle multiplia les expériences de natation en rivière et en mer, fit de l’alpinisme dans les plus hauts massifs européens, devint championne de tir sportif, se lança dans le cyclisme, fonda une école de ski de descente et passa son brevet de chauffeur automobile dès 1914.

Clemenceau lui demanda d’organiser le ravitaillement à ski et l’évacuation des blessés dans les Dolomites durant la Grande Guerre. Passionnée de vol en ballon et d’aviation, elle obtint son brevet de pilote sphérique en 1901 et fut la troisième femme à posséder un brevet de pilote d’avion en 1910.
Persuadée que l’aviation avait un rôle humanitaire à remplir, elle fonda l’aviation sanitaire, sauvant les vies de nombreux soldats durant la Première Guerre Mondiale. Bienfaitrice de l’humanité, Marie Marvingt détint le palmarès inégalé de 17 records sportifs mondiaux et 30 décorations (dont 16 étrangères).
Déguisée en homme, elle participa sur le front les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus, notamment dans le 42ème bataillon de chasseurs à pied. Finalement découverte, elle fut renvoyée dans ses foyers. Opiniâtre, elle demanda, et fut autorisée, avec l’aval même du maréchal Foch, à rejoindre le 3ème régiment de chasseurs alpins dans les Dolomites italiennes, et à œuvrer pour l’évacuation et la prise en charge des soldats blessés, en terrain montagnard. Intervenante volontaire pour la Croix-Rouge, elle assuma les fonctions d’infirmière de guerre et d’aide-chirurgicale de campagne.

Elle reçoit la croix de guerre en 1915, après avoir effectué la première opération de bombardement d’une cible militaire en territoire occupé en bombardant une caserne allemande à Metz, faisant d’elle la première femme au monde engagée dans l’aviation militaire et à effectuer des missions de combat aérien. Le 20 février 1955, pour son 80ème anniversaire, Marvingt accompagnée par un officier de l’U.S. Air Force vola au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique américain, le Mc. Donnell F-101 Voodoo, depuis la base aérienne 136 Toul-Rosières, alors utilisée par l’US Air Force dans le cadre de l’OTAN.

La même année, elle passa enfin son brevet de pilote d’hélicoptères sur un SNCASO SO-1221 Djinn, unique hélicoptère à réaction opérationnel, ayant piloté nombre de voilures tournantes tout au long de sa vie sans jamais en avoir passé le brevet auparavant. En 1961, à l’âge de 86 ans, elle fit la boucle de Nancy à Paris.

À Nancy et dans sa banlieue, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas de Port, un gymnase et un lycée à Tomblaine ainsi qu’un gymnase à Ludres. À Aurillac, une rue, un gymnase et un aéro-club portent son nom. A Issy-les-Moulineaux, ville pionnière de l’aviation, une école maternelle porte son nom. Des rues portent son nom à Reims, à Aurillac et à Strasbourg , à Angers , Issoire , Cébazat , Gerzat , Aulnat  etc……

Une salle de la Préfecture de région à Lyon a été baptisée Marie Marvingt.

A Anse (rhône) existe une salle de sports Marie Marvingt.

En 2004, la Poste française a édité un timbre postal en hommage à Marie Marvingt…

Marie Marvingt , la reine de l’air ,  est citée dans l’excellent ouvrage de Jean Étèvenaux  « LES FEMMES DANS LA GRANDE GUERRE Entre consolation et émancipation. éditions du poutan.

MARIE MARVINGT

 

MAURICE BUSSET LA GUERRE DES AIRS

cette exposition était à voir absolument jusqu’au 12 janvier 2019

EXTRAIT DE LECTURA PLUS

Pour le Centenaire de 1918, la Bibliothèque du Patrimoine propose au public une exposition sur la dimension aérienne de la Grande Guerre à partir d’estampes, dessins et autres documents d’archives de l’artiste clermontois Maurice Busset, dont elle a pu acquérir fin 2016 des carnets de croquis et des travaux préparatoires pour ses gravures et tableaux.

 Peintre et graveur de formation, le clermontois Maurice Busset (1879-1936) fut un témoin de premier plan du premier conflit mondial, nul autre n’ayant représenté de manière aussi aiguisée et dramatisée la « guerre des airs » qui se joua dans le ciel européen. Mobilisé dans l’observation aérienne, sergent mécanicien puis adjudant aviateur, il devint en 1918 peintre militaire du musée de l’Aéronautique. Travailleur acharné, il réalisa et accumula des centaines de relevés, croquis et dessins préparatoires à ses peintures, dont le musée de l’Armée à Paris conserve plusieurs toiles majeures.
La bibliothèque du Patrimoine dévoile une sélection d’œuvres de l’artiste sur le thème de l’aviation militaire, à travers les croquis et dessins – exécutés sur le Front – extraits de ses carnets, et ses estampes publiées après-guerre dans les recueils En avion. Vols et combats et Paris bombardé. L’exposition intègre un volet numérique permettant au public de consulter et de s’approprier les documents présentés partiellement dans l’exposition.

Cette exposition bénéficiait du label « Centenaire de la Grande Guerre » attribué par la Mission inter-ministérielle pour le Centenaire de la Première Guerre Mondiale.

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Pierre Célestin DELRIEU , Auvergnat , Professeur , Félibre , Ecrivain , Aviateur

Ce texte est composé d’extraits du chapitre consacré à Pierre Célestin Delrieu par Noël Lafon , majoral du félibrige , dans son excellent ouvrage « ECRITS OCCITANS CANTALIENS  »

 

« Pierre-Celestin Delrieu est né à Claveirette , commune de Sainte Marie , au dessus de Tréboul et des gorges de la Truyère , de parents paysans dans la commune de Pierrefort. L’occitan est sa langue maternelle . Après avoir découvert le français à l’école , il fait de brillantes études au petit séminaire de Saint-Flour puis à Saint Eugène à Aurillac. Après le bac , pour payer ses études il donne des cours particuliers et enseigne à Clermont où il passe sa licence de lettres et de grammaire et devient professeur certifié. A l’arrivée de la deuxième guerre mondiale , volontaire pour servir dans  l’Armée de l’Air il est formé à Mérignac et Toulouse . Il travaille quelques semaines au contrôle postal à Clermont puis part enseigner à Rabat où il rédige son mémoire de diplôme d’Etudes Supérieures qu’il soutient à Clermont en 1942.

De nouveau mobilisé de 1943 à 1945 , il poursuit sa formation d’aviateur . En tant que second pilote il participe (26 missions) aux bombardements conduits depuis le sol anglais sur l’Allemagne.

Il évoque cette période dans Feu du ciel feu vengeur récit documentaire ( voir extrait dans le site ci-dessous.)

Démobilisé en 1945 il devient professeur de Lettres et Grammaire à Grenoble où il passera 36 ans exerçant également à l’Ecole des Pupilles de l’Air et à l’Institut de Formation aux Professions du Bâtiment et à l’IUT Génie Civil.

Il s’est porté volontaire pour servir quelques mois en Algérie en 1956 . Colonel de réserve , breveté commandant d’avion et officier d’état major , il était titulaire de nombreuses décorations dont celle d’Officier de la Légion d’Honneur.

Le Félibrige fût sa s econde famille . Il est élu majoral en 1982

Pendant 21 ans Pierre Célestin Delrieu fût le Président de l’Amicale des Arvernes de Grenoble qui généra le très dynamique  groupe folklorique des Arvernes de Grenoble qui peu à peu fût organisé en École félibréenne. Ces deux associatioon et groupe ont semble-t-il , malheureusement , aujourd’hui disparu.

Il a écrit de très nombreux ouvrages et textes en occitan , a traduit des contes d’Henri Pourrat , a collaboré à différentes revues et journaux.

Il est décédé en 1991 dans le Cantal où il s ‘était retiré , à Roffiac village de son épouse .

De nombreux membres d’Auvergne de Lyon l’ont connu et ont pu apprécier cet homme de très grande valeur.

SITE INTERNET Célestin DELRIEU – SAINT-EXUPERY – GC III/6 (3/6)

EGLISE DE SAINTE MARIE

 

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